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Matthew Good – Hospital Music (2007)

Par • 7 août 2007 à 6:00

Mais oui, vous connaissez Matthew Good. Sinon pour sa carrière solo, du moins pour quelques tubes avec son band (tout simplement appelé Matthew Good Band), des chansons comme Hello Time Bomb, Apparitions ou Load Me Up. Un artiste qui ne plaît pas à tout le monde, mais qui néanmoins reste carrément sous-estimé. Après avoir fait des merveilles avec son groupe, son talent a explosé (discrètement) avec Avalanche en 2003, album considéré par plusieurs experts comme l’un des tout meilleurs de la décennie jusqu’à maintenant, et dans une moindre mesure avec le très rock White Light Rock n’ Roll Review l’année suivante. On doit d’ors et déjà en ajouter un autre à la liste de ses hauts faits ; Hospital Music est magistral.

 

Le seul défaut de l’album, ou presque, c’est la pochette : d’une sobriété presque aride,on y voit Good sur fond bleu pâle. Bleu hôpital. Peut-être pour souligner le côté très introspectif, très intime de l’album. En fait, Matthew Good a toujours été très personnel dans ses chansons, mais il n’y a jamais été à fond comme maintenant. Rien de larmoyant ou d’apitoyé, ni de tristounet ou de déprimant pour autant ; une force sous-jacente est omniprésente sur l’album. Bien sûr, l’acoustique prédomine (les plus belles réussites étant la longue ouverture avec Champions Of Nothing, la très courte sortie True Love Will Find You In The End et Odette), mais comme pour montrer qu’il n’est pas sur les valiums, Good ne lésine pas non plus sur les passages rythmés, sans être à grand déploiement ou exagérément agressif, et là aussi il touche la cible de plein fouet (A Single Explosion, I’m A Window, excellentes Born Losers et The Boy Come Home).

 

Quinze chansons, plus d’une heure, des pièces d’une minute ou moins, une autre de près de dix minutes, du rock, du folk, du pop et des balades. Malgré toute cette gamme, Matthew Good réussit toujours à y ajouter sa savoureuse touche personnelle et à atteindre son but. Aucun moment à plat, aucun temps pour reprendre son souffle. Pas de morceaux faussement engagés (comme on en retrouvait quelques-uns sur White Light), juste de la musique au meilleur de ses capacités. Et Dieu sait qu’elles vont loin, ses capacités à Matt.

 

Un des premiers grands albums de 2007, à se procurer absolument.

 

J’ai particulièrement apprécié :
– The Boy Come Home
– Champions Of Nothing
– Born Losers

 

Note : *****

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2 Réponses »

  1. J’arrive du Future Shop et je suis tombé face à face avec ce disque. Et comme j’avais lu cette critique au préalable, mon préjugé était favorable. M. Good me regardait, avec son background bleu, en me priant de l’acheter. C’était un signe. Mais j’ai tourné l’album et j’ai vu le titre de la chanson « Odette »… Ça a été assez dissuasif. Je suis revenu chez moi et me voilà à écrire ces lignes.

  2. LOL maudit, Pierre-Luc, je la cite pourtant parmi les réussites acoustiques de l’album ! Et je crois qu’il est pas trop cher dans la plupart des gros disquaires… Je t’enverrai 2-3 extraits pour que tu en juges.

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