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The Mechanic : le tueur à gages peut-il vaincre la solitude? (1972)

Par • 13 février 2011 à 10:24

Satisfaits de leur collaboration avec CHATO’S LAND, le réalisateur Michael Winner et l’acteur Charles Bronson ont refait équipe pour ce nouveau film portant sur les exploits et le professionnalisme d’un tueur à gages qui veut cependant sortir de la neurasthénie et de la solitude qu’implique son métier, même s’il doit en payer le prix fort.

Arthur Bishop est donc un tueur à gages travaillant pour une grande organisation criminelle. Sa spécialité consiste à maquiller ses meurtres en accidents avec une habileté remarquable. Après avoir tué un vieil ami selon les ordres, Bishop se prend d’affection pour le fils de celui-ci, Steve. Ayant analysé son comportement en plus d’être fatigué de vivre une existence solitaire, Bishop décide d’entraîner Steve pour qu’il devienne tueur à gages.

Doué, le jeune homme apprend vite et devient l’assistant de Bishop au cours d’une mission. Le chef de l’organisation qui emploie Bishop voit cependant d’un mauvais oeil la présence de Steve, surtout qu’il n’a pas été mis au courant. Par ailleurs, Bishop découvre que Steve a l’intention de l’éliminer dans un proche avenir. Une mission en Europe décidera de leur destin à tous les deux.

Dès les quinze premières minutes du film, une séquence de meurtre savamment préparée et filmée sans dialogues, le ton d’originalité est donné dans ce superbe thriller d’action. Chaque scène est mise au point avec précision grâce à la minutie et le souci du détail de Michael Winner dans son travail de réalisation.

La psychologie des personnages n’est cependant pas entièrement convaincante étant donné la manière peu commune et parfois fantaisiste du traitement de la personnalité du tueur à gages. Mais le mouvement de l’ensemble fait vite oublié ces lacunes. Comme quoi la forme s’est avéré plus important que le fond dans la conception de ce film.
L’excellente musique de Jerry Fielding s’accorde très bien avec le cynisme et la dureté du sujet, et les décors sont judicieusement photographiés et exploités, particulièrement dans la portion finale qui a été tournée en Italie.

Charles Bronson fait montre de sa solidité habituelle avec laquelle il nous a habitué à l’époque, tandis que Jan-Michael Vincent ne retrouvera pas un meilleur rôle (celui de Steve), ni une aussi bonne qualité d’interprétation dans la suite de sa carrière.

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Une Réponse »

  1. Excellent texte, Mathieu. J’ai d’ailleurs le DVD chez moi. Chose certaine : je n’irai pas voir le remake avec l’insupportable Jason Statham 😉

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