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Isabelle Boulay – Nos Lendemains (2008)

Par • 27 février 2008 à 11:46

Nous avons déjà changé 12 fois le calendrier depuis le premier album d’Isabelle Boulay en 1996, et voilà qu’elle rapplique avec son dixième, Nos Lendemains. Musicalement, on le dit plus épuré, bien que l’album précédent puisait déjà dans des racines simplifiées avec un son plus folk. Mais en réalité, un album d’Isabelle Boulay demeure un album d’Isabelle Boulay, celle qui est toujours bien entourée, celle qui a droit à des productions léchées, pour le meilleur et pour le pire.

 

La force de cet album, à regard levé, se trouve dans les textes. On remarque toujours une poésie recherchée au coeur des chansons qu’interprète Isabelle. Il faut être conscient que bien des auteurs se battent, probablement avec raison, pour qu’elle prête sa voix à leurs textes. Forte de cet embarras du choix, toujours et encore, Mme Boulay livre les vers de collaborateurs de la trempe de Maxime Le Forestier. Et le courant passe.

 

Nos Lendemains, la pièce titre, est une adaptation d’une chanson (Tomorrow in her eyes) de Ron Sexsmith, un chanteur Ontarien qui a la cote. Déjà en deuxième piste, avec ce titre, on a compris le ton de l’album. Mais la meilleure mélodie de l’album est celle qui suit sur l’album. Ton Histoire est toute désignée pour devenir un succès Rock Détente par excellence. Et c’est effectivement le cas, depuis la sortie de ce premier extrait. Je ne t’en veux pas a beaucoup de potentiel radiophonique aussi, mais nous verrons!

 

Vouloir T’aimer, directement de la plume de Laurence Jalbert, est une belle surprise en fermeture d’album. En fait, ça sonne exactement comme du Laurence Jalbert, ce qui représente certainement une réussite en terme d’interprétation.

 

Déjà dix albums disions-nous, mais la belle rousse n’a pas tellement changé au fil des ans. Elle demeure fidèle à son style, toujours portée par le timbre particulier de sa voix, rauque et perçant à la fois, faible et puissant en même temps. Les fans ne seront pas bousculés dans leurs convictions. D’autre part, le public d’Isabelle Boulay ne devrait pas s’élargir avec ce disque qui n’ajoute aucune corde à son arc déjà bien garni. C’est excellent dans le genre, mais le genre n’est plus excellent.

 

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