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Alexisonfire – Crisis (2006)

Par • 26 février 2008 à 13:22

À chaque album, Alexisonfire marque des points. Après s’être fait remarquer avec leur premier album éponyme (2002), le quintette de St.-Catharines avaient réussi à gagner une réelle notoriété avec Watch Out ! (2004), un album un peu moins éclectique, plus compact et mieux ficelé qui prouvait que le groupe valait bien mieux que cette vague emo qui était en train de mourir. Impression confirmée avec Crisis, avec plein de belles promesses en prime.

 

Le plus beau dans tout ça, c’est qu’Alexisonfire est original. Oui d’accord, on se relance perpétuellement entre les cris de George Pettit et les mélodies ultra accrocheuses de Dallas Green, mais le jeu de guitare, la section rythmique, et surtout l’imparable qualité des compositions jouent tous leur rôle pour éviter (assez facilement d’ailleurs) la banalité et le déjà entendu. Pièces courtes, punk hardcore, morceaux plus longs, métal et ballades grinçantes se succèdent d’un morceau à l’autre, avec un succès qui se dément peut-être pendant quelques minutes vers la mi-temps (ordinaire You Burn First, sixième sur la liste, suivie de la frénétique mais moins réussie We Are The End), mais qui fait tout de même briller l’album lors d’une écoute générale (le premier extrait This Could Be Anywhere In The World crée presque une dépendance, ainsi que We Are The Sound, Boiled Frogs et To A Friend).

 

Évidemment, les fans de musique douce et apaisante seront totalement écoeurés par ce disque, prenez-en bonne note. Parce que Crisis demeure un CD qui n’est pas destiné aux lopettes ; production abrasive au possible, hurlements déchirants (sur la pièce-titre, entre autres, qui est d’une rare violence), mélodies vocales déroutantes, le tout reste un album qui n’a rien de radio friendly. Aucun hit pop là-dessus pour Alexisonfire (probablement de façon consciente, d’ailleurs). Ceci dit, on se délecte de constater l’évolution certaine entre Watch Out ! et cet opus, et on se prend déjà à rêver de l’incroyable expérience musicale, presque triptyque qui nous attend avec le quatrième essai du groupe ontarien. OK, peut-être pas à ce point-là, mais bon…

 

J’ai particulièrement apprécié :

– This Could Be Anywhere In The World

– Boiled Frogs

– We Are The Sound

 

Note : ****

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2 Réponses »

  1. Tu as le nom cru aujourd’hui Jonathan! Je me sens lopette ! 🙂

  2. Qu’est-ce que tu veux dire, Amélie Roy ? Explique-touaaaa !

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