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Critique : Émilie Simon – The Big Machine

Par • 31 octobre 2010 à 13:46

Depuis la première fois que j’ai eu la chance de l’entendre, avec son intimiste chanson Désert parue sur son premier album, j’adore Émilie Simon. Littéralement et viscéralement. Sa musique vient me chercher, sa candeur me donne des frissons, son univers me surprend. J’ai eu le souffle coupé par la beauté du film La Marche de l’Empereur sur lequel elle signe entièrement la trame sonore. C’est brillant, c’est minutieux, c’est l’ambiance dans son exactitude. Émilie Simon maîtrise le son qu’elle opère. Mais se serait-elle égarée, au passage, dans les rouages de la Big Machine? J’ose prétendre que oui.

Avec son plus récent album, l’artiste s’éloigne de ses racines. En fait, certains diront qu’elle exploite différemment son art, de façon plus extravertie, plus colorée, plus grandiose. Mouais, peut-être…

Tantôt elle flirte avec des beats assumés des années 80 (Rainbow, The Cycle), tantôt elle s’abandonne dans des élans vocaux supportables (Nothing to do with you, Chinatown). Mais jamais elle ne nous ramène à la source avec ses mélodies feutrées. Jamais elle ne nous effleure de ses atmosphères contrôlées et ses chants envoûtants.

Parmi le meilleur matériel du projet, j’ai particulièrement apprécié Dreamland et Closer. Fools like us, pièce au cours de laquelle la chanteuse française renoue avec la langue de Molière le temps de quelques couplets, m’a aussi charmé. Mais au change, je n’ai pas eu la monnaie de ma pièce.

** ½

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