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Critique du nouveau Malajube : La Caverne

Par • 15 avril 2011 à 9:50

Malajube - La CaverneDéjà un quatrième album pour la formation de Sorel-Tracy depuis 2004. «Déjà» parce que le temps passe vite. «Déjà» parce que j’entends encore les mélodies du Métronome, de Montréal -40 et de Porté Disparu. Malajube a fait du chemin au fil des dernières années et La Caverne, leur nouveau jouet, s’inscrit comme une trace du trajet parcouru, une marque de l’évolution du groupe. D’une durée d’un peu plus de 30 minutes, ce projet nous convie à des univers plus sombres, certes, mais toujours soutenus par des chants joyeusement allumés.

En apéro, Synesthésie est un amuse-gueule goûteux qui met en valeur toutes les qualités de Malajube : de la pop sensée, du synthé inspiré, du bonbon mélodique assumé. Par la suite, on entre dans l’atmosphère de l’album avec des beats plus tragiques (Cro-Magnon, La Caverne, Sangsues), presque des musiques d’Halloween qui évoquent l’image d’une maison hantée ou d’une caverne (tiens donc!). En plein cœur de la grotte, Le Blizzard ravive la flamme comme un puits de lumière. Un futur extrait? Qui vivra verra!

Les chanceux (!) qui achèteront l’album en ligne, notamment sur le site du groupe, pourront obtenir le téléchargement de la pièce bonus Jus de Tomate. Je suis d’avis que cette courte chanson aurait dû se retrouver sur l’album, mais il semblerait que la mode soit aux primes spéciales…

Même si rien ne rejoint la puissance de la pièce Ursuline en ouverture de l’album Labyrinthes, même si rien ne ressemble à l’hymne frivole que représentait La Monogamie sur Trompe-l’oeil, l’auditeur attentif y trouvera son Compte complet. Probablement qu’à la sortie du prochain album, je chialerai contre le fait que rien ne réussit à créer autant d’intensité atmosphérique que Chienne folle, la pièce de fermeture de La Caverne. Quoi de mieux que de regarder en arrière pour apprécier ce qui se trouve devant nous?

★★★★☆

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