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Cloverfield : Lorsque Blair Witch Project et Godzilla se rencontrent (2008)

Par • 21 janvier 2008 à 10:05

C’est enveloppé de mystère que Cloverfield a effectué sa sortie en salle, le 18 janvier dernier. En examinant les premières critiques sur le net, j’ai succombé à la tentation ; J’ai été voir Cloverfield. Je me suis rapidement armé de mon indomptable sens critique, ainsi d’une poignée de Skittles surettes face à ce film qui s’annonçait soit pitoyable, soit incroyable. Voici donc, quelques heures après sa sortie en salles, notre critique de Cloverfield, un film qui semble charmer les uns, autant qu’il dégoûte les autres.

 

Nous sommes à Manhattan, en 2007. Rob (Micheal Stahl-David) a accepté un emploi au Japon. Cela va de soi, son frère Jason (Mike Vogel) et sa copine Lily (Jessica Lucas) organise une fête surprise pour souligner l’événement. Jason charge Hud, le meilleur ami de Rob, de documenter cette dernière nuit aux Etats-Unis et de récolter les mots d’encouragement des invités présents à la soirée. Émerge par la suite une petite confrontation entre Rob et Beth (Odette Yustman), Rob lui reprochant d’être venu à la soirée malgré leur querelle amoureuse. On consacre les premières minutes de Cloverfield à mettre le spectateur dans l’ambiance, à lui faire croire qu’il n’a véritablement aucune idée des événements qui se préparent. Il n’en demeure pas moins que c’est long, voire même très long. Je soupire devant ce spectacle lamentable, il ne me restait même plus de Skittles, imaginez-vous.

 

C’est à ce moment que j’ai dû reconsidérer mon manque d’indulgence. Croyez-moi, une fois que l’action se déclenche, elle n’arrête plus. Nous sommes projetés directement dans cette folle nuit, où notre groupe d’ami(e)s fera tout en leur possible pour survivre, alors qu’un monstre immense attaque l’île de Manhattan. Exactement comme Le Projet Blair, Cloverfield est entièrement tourné de façon amateur par Hud, notre caméraman en herbe. Même si il s’agit d’un choix susceptible de décourager certains cinéphiles, il n’en demeure pas moins que cette méthode demeure à la base du concept cinématographique du film. Je m’en voudrais de passer sous silence la qualité absolument fantastique des effets sonores. Nous avons droit à un véritable chef d’œuvre auditif. L’immersion est définitivement complète.

 

La finale, bien qu’imprévisible, laisse la porte grande ouverte à un Cloverfield 2. Du moins, nous l’espérons tous grandement pour connaître la suite des événements. Il faut aussi noter que le film est relativement court (1h24), mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, celui-ci semble durer vraiment plus longtemps. Il ne s’agit pas d’une défaillance de mes proportions du temps, puisque nous semblons tous unanimes là-dessus.

 

Pour conclure, Cloverfield est un divertissement assuré. Certaines critiques sont élogieuses à son égard, tandis que les autres le massacrent carrément. On l’aime, ou on ne l’aime pas. De grâce, si vous êtes intrigué par Cloverfield, prenez une chance en allant le voir au cinéma. J’ai adoré.

 

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Une Réponse »

  1. Habituellement, je déteste les films à gros monstres (rappelez-vous The Host…), mais j’ai été agréablement surpris pour ce film. Le point fort est évidemment la présence du spectateur « dans » l’action, mais alors là vraiment à l’intérieur de l’action, complètement. On a tendance à sous-estimer cette facette du film, mais le passage dans le tunnel est complètement ahurissant. D’ailleurs, je crois que le concept de la caméra à l’épaule est génial pour ce film. Par contre, selon moi, il ne devrait pas devenir une recette. Faire d’autres films sur le même concept deviendrait redondant. C’est un « one shot deal » (mis à part Blair Witch Project). Enfin, il ne faut pas oublier la touche d’humour du caméraman qui ajoute beaucoup au film.

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