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Ne Nous Fâchons Pas : La fin réussie d’une trilogie comique bien française (1966)

Par • 16 septembre 2009 à 9:11

film_ne_nous_fachons_pasAprès « LES TONTONS FLINGUEURS » et « LES BARBOUZES », et toujours sous le signe de la détente assurée, cette troisième collaboration du trio Lautner-Audiard-Ventura leur permet d’achever une trilogie comique gagnante, à nouveau dans un ton de pastiche goguenard.

Antoine Beretto est un ancien truand recyclé dans la vente et la location de transports maritimes. Deux de ses anciens amis font appel à lui pour les aider à passer la frontière. Comme compensation financière, les deux hommes chargent Antoine de récupérer une forte somme d’argent que leur doit un dénommé Michalon. Antoine se rend donc chez le débiteur en question, mais tombe face à face avec un homme armé qu’il se voit forcé d’abattre dans la chambre de Michalon.

Cet homme armé se trouve à être à la solde d’un Anglais, surnommé le Colonel, qui tient à liquider Michalon par tous les moyens. Celui-ci ne pouvant payer Antoine, l’ancien truand l’emmène donc avec lui d’ici à ce qu’il puisse le rembourser. Antoine cache alors Michalon chez un ami, Jeff, mais les trois hommes sont la cible d’attaques constantes des hommes du Colonel. Aucune entente n’étant possible et devant l’acharnement du Colonel à vouloir tuer Michalon, Antoine se décide finalement à passer à la contre-attaque et avec l’aide de Jeff, il entreprend d’éliminer le Colonel et ses hommes.

Sur fond de Guerre de Cent Ans moderne entre gangsters, « NE NOUS FÂCHONS PAS » se veut une amusante farce bien menée. Le film se déroule effectivement à vive allure, et comporte sa large part de gags pétaradants, de scènes d’actions amusantes et de mots d’auteur truculents, tirés de l’esprit du légendaire dialoguiste Michel Audiard, toujours en grande forme.

Alors que « LES TONTONS FLINGUEURS » et « LES BARBOUZES » étaient tournés en noir et blanc, Georges Lautner a cette fois opté pour la couleur et le format Cinemascope. Sa réalisation profite à bon escient de ces procédés, en plus de contribuer à l’atmosphère satirique du métrage.

L’humour et les cascades ne manquent jamais de piquant, tout comme les rebondissements « explosifs » si l’on peut dire, étant donné les déflagrations nombreuses qui figurent dans ce film. Mais cela aide à faire passer, sans que l’on s’en rende compte, la grosseur exagérée des situations.

Le ton léger et la décontraction du jeu des interprètes, notamment celle du quatuor vedette composé de Lino Ventura, Jean Lefebvre (toujours à l’aise dans la peau d’un idiot innocent!), Michel Constantin et de la pétillante Mireille Darc, viennent contribuer à la réussite de ce divertissement à l’humour pas piqué des hannetons. Amusement garanti!

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