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Le Serpent : acteurs de talent pour suspense mineur (2007)

Par • 23 juin 2008 à 0:00

Dans le but de nous procurer des frissons propres à alimenter nos cauchemars, le grand écran a souvent fait appel aux personnages de psychopathes. À mon avis, les plus terrifiants furent incarnés par deux acteurs prénommés Anthony. Perkins et Hopkins (respectivement dans Psycho et The Silence of the Lambs) ont marqué à jamais la mémoire d’un public avide de sensations fortes. C’est maintenant au tour du réalisateur français Éric Barbier (Le Brasier) de tenter de nous faire dresser les cheveux sur la tête avec son sadique obsédé, vedette du long métrage Le Serpent.

 

En instance de divorce, Vincent (Yvan Attal) et Hélène (Minna Haapkylä) sont les parents de deux bambins. Rien ne va plus dans le couple et Vincent se désole à la pensée de voir ses rejetons aller s’installer en Allemagne avec leur mère. Photographe de mode, Vincent vivra un moment de panique, suite à l’arrivée impromptue dans son studio d’une splendide jeune modèle. Tout aussi inattendue sera la rencontre de Vincent avec Plender (Clovis Cornillac), un ancien collègue d’études. Ces deux individus, peu recommandables et aux comportements insolites, s’avéreront des éléments clés dans les procédures de divorce du couple.

 

Quoique plusieurs scènes soient franchement stressantes, Le Serpent n’est pas aussi ‘venimeux’ qu’on l’aurait espéré. Le développement de l’histoire est par trop artificiel et nous rappelle – en beaucoup moins réussi – le démentiel Harry, un ami qui vous veut du bien. Le scénario n’est pas très solide et multiplie les maladresses, provoquant une diminution de notre niveau de stress.

 

Cependant, tout n’est pas à jeter dans Le Serpent car la plupart des acteurs s’y défoncent royalement. Yvan Attal joue à merveille le ‘trop bon gars’ et Clovis Cornillac – assassin affecté d’un incurable complexe d’Œdipe – nous cloue à notre fauteuil plus d’une fois. Quant à Pierre Richard, il surprend et excelle en vieil avocat bienveillant, très loin de ses performances loufoques (Le Distrait, Le grand blond avec une chaussure noire, etc.).

 

Le grand écran ne sied pas toujours à des œuvres mineures et il est probable que Le Serpent plaira davantage lors d’une soirée à domicile, sur DVD. On est moins exigeant dans le confort de notre salon, pas vrai ? 6/10

 

Cet article a été publié en collaboration avec http://www.calendrierculturel.com.

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