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Vulgaires Machins – Compter les corps (2006)

Par • 1 mars 2007 à 22:37

J’ai acheté Compter les corps quelques jours après sa sortie, sur un espèce de coup de tête instinctif. Au moment de la transaction, dans un HMV de Chicout’, je ne connaissais pratiquement rien de ce groupe. J’avais vu un ou deux vidéos à la télé et j’écoutais sans cesse le mp3 de Trois meurtres et un suicide raté que m’avait envoyé une amie. Puis j’ai entendu l’album Aimer le mal au complet lors d’une fin de semaine à Montréal… jusqu’à ce que je redécouvre officiellement le groupe avec mon dernier achat. Et ce fut toute une redécouverte!

 

À première écoute, on se laisse prendre au jeu par les guitares qui vibrent au son d’un punk-rock léché et bien cadencé.  À la seconde, c’est la crudité des vers de Guillaume Beauregard, la plume et la voix masculine des Vulgaires, qui nous dévore. Les écoutes subséquentes, lors desquelles je me suis surpris à fredonner les refrains, prouvent définitivement que la recette est bonne. Et que dire des harmonies vocales entre Marie-Eve et Guillaume. Leurs voix se fondent en un cri du coeur que l’on a envie de scander avec eux à l’unisson. Ces mêmes voix s’alternent aussi bien à l’intérieur d’un même morceau que d’une pièce à l’autre.

 

Parmi les meilleurs moments de l’album, il faut souligner la pièce titre qui a d’ailleurs été le premier extrait commercial. Sa structure imprévisible et ses paroles fatalistes donnent des frissons au premier abord. Mais juste avant cette chanson, c’est Anéantir le dogme qui ouvre la voie sur un rythme beaucoup plus expéditif. Je m’appelle Guillaume, Puits sans fond, Être un comme et Soleil figurent aussi au tableau des honneurs. Cette dernière illustre bien la magie des alternances vocales desquelles je faisais l’éloge à la fin du paragraphe précédent.

 

Je suis donc ravi par l’oeuvre. Ravi par le son grand public qui garde ses racines underground. Ravi par des textes qui dépassent le constat et la simple désolation. Ravi par une ambiance symétrique qui évoque tout sauf l’indifférence. Ravi de pouvoir chantonner la tristesse avec le sourire. Ravi!

 

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