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The Mars Volta – The Bedlam in Goliath

Par • 9 février 2008 à 16:21

The Mars Volta n’est pas exactement un groupe punk. À la rigueur, ce n’est pas un groupe rock non plus. The Mars Volta, c’est une euphorie psychédélique, une expérience musicale intense, teintée de rythmes latins, acoustiques et métallisés. Tout cela, lié conjointement à un côté jazz improvisé maladroitement, ainsi qu’à un tempo effréné qui ne ralenti qu’à quelques rares moments. Mélangez cette véritable orgie musicale et vous obtiendrez un cocktail auditif détonnant : The Bedlam in Goliath.


Disponible depuis le 29 janvier 2008, la nouvelle création de la formation californienne avait pour but de poursuivre dans la même optique chaotique qu’Amputechture (2006). D’entrée de jeu, il vous faut savoir qu’apprécier pleinement The Mars Volta n’est pas donné à tout le monde. Musicalement parlant, le groupe est reconnu pour un style plutôt improviste, autant en studio qu’en spectacle. The Bedlam in Goliath ne fait pas exception à la règle. Le rythme change constamment, les notes déferlent sans arrêt. À lui seul, Cedric Bixler-Zavala, le vocaliste de The Mars Volta, parvient à exploiter un côté musical psychologique imprenable, ce qui est d’autant plus exceptionnel auditivement.


Cette fois, on discerne un véritable changement, malgré les efforts de la formation pour conserver l’authenticité de leurs anciennes chansons. L’emphase a été mise sur ce fameux côté accéléré qui fait maintenant de Mars Volta non seulement un groupe de punk latin, mais surtout un groupe rock progressif psychédélique. Instrumentalement, The Bedlam in Goliath ouvre une toute nouvelle porte à Mars Volta, eux qui ont d’ailleurs choisi un nouveau batteur pour l’enregistrement du disque. Ce qui est également bien différent, c’est que vous n’entendrez jamais une chanson de Bedlam in Goliath à la radio. Peut-être pas ici en Amérique du Nord, mais disons en Europe, là où il y a quelques années, les chansons «The Widow» et «Televators» avaient été plutôt populaires. Parallèlement à ce style explosif, on distingue côté hypnotisant à quelques chansons du nouveau disque. Plus on l’écoute, plus on en redemande. Cela va de soi, plus on l’écoute, plus on découvre ces petites subtilités auditives.


Pour conclure, malgré une solide prestation de Bedlam in Goliath, nous sommes bien loin de De-Loused In The Comatorium (2003), le premier disque de la formation qui, selon mon indomptable sens critique, demeure la plus belle création de The Mars Volta jusqu’ici. Malgré tout, les fans sauront certainement apprécier ce nouveau disque qui apporte une nouvelle perspective à nos californiens marginaux.  


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