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ÉditorialPuisqu'il y a des choses qui doivent être dites, aussi bien les dire avec une verve franche et directe. Des sujets chauds, traités vivement sans trop de fioritures.

Ma liste d’épicerie pour mon pays de demain (2ème partie : l’État et ses institutions)

Par • 5 mai 2009 à 7:30

On pourra bien dire ce qu’on voudra, Mario Dumont aura su animer plusieurs débats et soulever bien des passions alors qu’il état chef de l’ADQ. Il a parlé d’accommodements raisonnables (ou pas), de la place de la religion dans notre société, de l’intégration des immigrants et, aussi, de nos institutions, la place de l’état, la lourdeur de la machine gouvernementale.

Dimanche dernier, alors que le maire de la ville de Québec, Régis Labeaume, était l’invité de Guy A. sur le plateau de « Tout le monde en parle », je me suis mis à réfléchir. À quand remonte la dernière fois où nous avons eu un politicien avec une vision nouvelle, avec la ferme volonté de changer les choses? M. Labeaume nous apprenait qu’il venait pratiquement de voler à Montréal, les tournages cinématographiques dans la ville. Tout récemment, Montréal a presque perdu des millions de dollars en investissement cinématographique parce que la Régie des Installations Olympiques tardait à produire un rapport permettant au promoteur de tourner à l’intérieur du stade Olympique. Il me semble que cet éléphant blanc a déjà coûté assez cher aux contribuables sans qu’on se prive des petits revenus qu’il pourrait nous apporter aujourd’hui. Et tout ça pour une formalité administrative! Le maire de Québec a compris. « J’en ai rien à foutre des permis, j’espère que le fonctionnaire qui s’en charge a compris le message. » Ne trouvez-vous pas ce discours rafraîchissant? Un politicien qui n’a pas peur de mettre ses culottes et surtout qui ne craint pas de froisser certains fonctionnaires pour une question de gros bon sens?

On observe la même triste scène à Montréal quand il s’agit de négocier avec les syndicats. Les policiers ont été en moyen de pression pendant si longtemps qu’on a oublié de quelle couleur est leur uniforme. Depuis longtemps, les syndicats en mènent large. Trop large. Je ne suis pas pour l’abolition de ces derniers mais pourrait-on imposer des limites? Quand un employé de soutien du métro de Montréal est payé 20$ de l’heure pour changer des poubelles et passer la moppe, sans parler de tous les avantages sociaux liés à sa convention collective, pourrait-on mettre une halte aux revendications toujours plus gourmandes de ces derniers? Une municipalité se gère très souvent avec de l’argent de fond de tiroir. Elle dépend de ce que le fédéral et le provincial voudront bien lui donner. Dans cette optique, les cols bleus et les fonctionnaires de la ville devraient déjà s’estimer chanceux d’avoir une emploi grassement payé avec fond de pension et assurances de toutes sortes. C’est pourquoi je crois qu’il serait grandement temps qu’une échelle salariale ainsi que des lois strictes sur les mesures de grève et sur les moyens de pression soient mises en place pour éviter l’escalade éhontée des demandes des différents syndicats. Oui, les syndicats ont leur place dans notre société mais pas à n’importe quel prix.

Parlant justement de nos chères institutions; Mario Dumont a crié haut et fort que les commissions scolaires ne servaient à rien. Et il avait vu juste. Avez-vous déjà assisté à un conseil de commission scolaire? Ce n’est pas seulement ennuyant à mourir, c’est triste à pleurer. J’ai déjà vu de mes propres yeux des commissaires discuter pendant un bon quinze minutes de la livraison du courrier à leur domicile. Une commissaire qui avait demandé à ce que ce point soit mis à l’ordre du jour, s’insurgeant sur le fait que les messagers de la commission scolaire ne déposaient pas le courrier directement dans sa boîte aux lettres. Oui, je sais, c’est outrageant! C’est inacceptable dans une société démocratique que des messagers laissent des colis devant la porte des commissaires au lieu de les déposer dans la boîte aux lettres de ceux-ci. Vous voulez un autre exemple? Récemment, j’apprenais d’une source sûre que la Commission Scolaire de Montréal avait signé un chèque de 410$ à un organisme pour assister à un congrès portant sur les difficultés qu’éprouvent les jeunes à apprendre et à se concentrer en classe. Mais comme un chèque n’est pas suffisant, la CSDM a décidé de re-payer son inscription au congrès un mois après la tenue de celui-ci. La responsable à la CSDM a évoqué une erreur administrative. Si on ajoute à cette « erreur », un taux d’absentéisme allant jusqu’à 60% pour certains commissaires lors des conseils ainsi que tous les repas bien arrosés, les soirées de « on se tape dans le dos » et les tournois de golf visant à « tisser des liens d’affaires », ça commence à faire beaucoup d’argent dépensé de façon douteuse. Ma solution? Abolissons ces commissions qui ne servent strictement à rien à part offrir des salaires faramineux et des parachutes dorés à leurs membres. Les directeurs d’école, les associations de parents et les différents intervenants qui travaillent sur le terrain sont certainement capables de se parler entre eux. Ne pensez-vous pas? Et si les commissaires n’aiment pas mon idée, ils peuvent toujours se recycler en col bleu ou en « donneux de tickets », ils vont se rendre compte qu’ils ne sont pas les seuls à jouir des largesses de l’état…

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2 Réponses »

  1. Wow, quelle drive ce matin. Vous tirez dans tous les sens mon cher. Quel texte rafraîchissant. Ça m’a vraiment défoulé. Merci!

  2. Mon frère de 9 ans a des difficultés d’apprentissage importantes et aucun service n’est disponible présentement pour lui à l’école qu’il fréquente. Quand on demande au directeur de l’école s’il serait possible de lui fournir une aide en ergothérapie, en orthopédagogie ou en orthophonie (une aide qu’il a besoin), il nous dit que ça ne dépend pas de lui mais des gens de la commission scolaire. Pourtant qui de mieux placé que lui pour savoir quel service les élèves de son écoles ont besoin? Donc, une demande à la commision est faite, on envoie les parents renconré la psychologue « de la commission scolaire » après presque 1 années d’attente (une année qu’il a coulé), et elle rencontre seulement les parents, pas l’enfant (??) pour finir par faire un rapport (reçu après 3 mois d’attente) qui nous apprend qu’il devrait peut-être refaire vérifier sa vue! Alors le directeur nous envoie au CLSC pour demander de l’aide, qui eux nous renvoie à l’école car il est ‘en âge scolaire donc pas de leur ressort. Alors oui : À mort la commission scolaire et laissons juger le corps enseignant et la direction de ce qui est bon pour leurs écoles.

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