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Edmond Baudoin – Véro

Par • 29 janvier 2007 à 16:04

Il y a des BD qui n’existent que pour faire rire. D’autres n’ont été créées que pour montrer de beaux dessins. Certains bédéistes réussissent à raconter une histoire merveilleuse avec des dessins ordinaires. D’autres ne savent même pas en murmurer une avec les plus belles images. De son côté, Edmond Baudoin accapare le beurre et de l’argent du beurre. L’album Véro (réédité chez mécanique générale en 2005) nous raconte une belle histoire, avec de beaux dessins. Le meilleur des deux mondes, dans le pire des mondes…

Dans Véro, on suit l’histoire de William (et non celle de Véro) qui vit dans les cloisons de son esprit… et de sa banlieue pourrie. L’adolescent évolue dans son paysage défavorisé où les flics font autant partie du paysage que les graffitis. L’histoire est courte mais condensée en terme de sentiments et d’images. William est pris entre une copine junkie (Véro), la mission que le lui confie son vieux confident Antoine et son évasion perpétuelle. Sa fuite vers une liberté utopique qu’il se plaît à construire dans sa tête.

Véro peint des barreaux sur des murs qui tombent au fil des cases. « Y’a pas des prisons partout », dit naïvement le principal personnage. Et ce sont les lumières qui s’éteignent…

En préface, on peut lire Philippe Sohet qui écrit : « Les livres de Baudoin sont beaux. Très beaux parfois. Comme de longues conversations. Véro est de ceux-ci. Un de ses meilleurs, assurément, qui nous parle au plus fragile de nous. »

Et c’est bien vrai…

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