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Chronique entre-actesLe milieu de la télévision et l'art de la scène est beaucoup plus complexe que ce qu'on peut s'imaginer. Incursion dans les dessous de ces formes d'art qui font partie intégrante de nos vies.

Les risques du métier

Par • 3 octobre 2007 à 11:56

Environ une fois par année, je décide de monter une pièce de théâtre.  Je connais le principe; je connais les rouages ainsi que tous les obstacles qu’on peut rencontrer lorsqu’on entreprend un tel projet.  Heureusement que les résultats en valent la peine!

 

Comme je suis soucieux du travail bien fait et j’écris toutes les pièces que je monte, j’ai énormément de misère à déléguer.  Ce qui fait que je me retrouve souvent avec beaucoup plus d’ouvrage que prévu au départ.  Il y a la mise en scène (qui est déjà un tour de force), la publicité, la trame sonore, la conception et la distribution de billets, le casting, les décors, le maquillage, les coiffures… OUF!

 

Évidemment que je ne fais pas le maquillage et les coiffures moi-même mais comme une pièce de théâtre est souvent faite bénévolement ou avec très peu de moyens; on doit trouver des âmes généreuses pour offrir leurs services.

 

Le stress est tellement plus grand lorsqu’il s’agit d’un spectacle qui n’aura lieu qu’une seule fois!  Si on rate la dernière scène parce qu’un comédien oublie une réplique ou parce que le faux-cadre accroché au faux-mur est réellement tombé provoquant le fou rire dans la salle.

 

Le théâtre est rempli de surprises et d’événements incontrôlables.  Mais c’est ce qui est fait aussi la beauté.  Et dire qu’aux débuts de la télévision, même les téléromans étaient joués en direct.  Je ne sais pas  si quelques-uns ont vu l’émission Ici Louis-José Houde au cours de laquelle on présentait un extrait d’une pièce télévisée qui prend une tournure assez inattendue.  Un comédien doit briser une tasse de café et ensuite la ramasser.  Malheureusement, la tasse de café n’étant pas au rendez-vous et n’écoutant que son sens de la scène, le comédien se met à ramasser du verre imaginaire sur le sol.  De toute beauté…  Les joies du théâtre mes chers amis!

 

Et des anecdotes personnelles, je pourrais vous en raconter des tonnes comme cette scène où je joue un nouveau père de famille débordé qui se met à pleurnicher sur son sort.  Et toute la salle se met à rire!  Pourquoi?  Suis-je si mauvais acteur?  Mais devant ces réactions inexplicables, un comédien se doit de continuer à jouer comme si de rien n’était.  Ce n’est qu’après la présentation que j’ai su la vraie raison des fous rires dans la salle.  Ma fermeture éclair était baissée…  Tant de petits détails qui font que tout peut tourner au cauchemar!  Mais bon; ça fait partie du métier!  Ou que dire de cette comédienne tellement nerveuse qui a oublié son texte au complet à la première scène… Imaginez l’impact sur les autres comédiens!  Mais sinon, y’en a pas de problème!

 

Quelqu’un veut tenter sa chance?

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3 Réponses »

  1. Un peu dans la même ligne de pensée, je crois aussi que les risques et les imprévus font partie des beautés de la scène. Et pas juste pour le théâtre. N’allons-nous pas voir un spectacle dans le but, justement, d’avoir une version différente, voire remplie d’imperfections, par rapport au disque par exemple ? Même chose pour un spectacle d’humour au cours desquels les incidents (parfois volontaires) ajoutent au charme. Ou une meilleure image encore : le funambule serait-il aussi intéressant à regarder s’il n’avait aucune chance de tomber ?

  2. Moi je pourrais distribuer les tracts ou vendre les billets ! 😛 Tout ce que je peux faire pour t’aider 😀 Je veux voir cette pièce!

  3. J’ai participer à quelques pièces et on a beau pratiqué intensément, on ne peut pas prévoir tout ce qui peut ce passer lors de la représentation. Comme l’a dit Perre-Luc, c’est justement ces petits « défauts » qui font qu’on va voir des spectacles.
    Un jour j’aimerai monter la pièce que j’écrit. J’essayerai de délégué!

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