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The Host : à la recherche du minable… (2006)

Par • 7 septembre 2007 à 18:41

La famille Park entretient une cantine près de la rivière Han, en Corée du Sud. La vie est calme jusqu’à ce qu’une gigantesque créature émerge de l’eau et commence à tuer les gens de manière aléatoire. La petite Hyun-seo (Ah-sung Ko) se fait prendre dans la gueule du monstre qui s’échappe dans les égouts de la ville. Sa famille, dont son père Gang-du (Kang-ho Song), est sous le choc, mais ils ne sont pas au bout de leurs peines quand l’armée les emprisonne sous prétexte qu’ils sont infectés par un virus puissant. Toutefois, alors que tout le monde croit Hyun-seo morte, son père reçoit un appel et parle à sa fille encore vivante et promet d’aller la sauver.

 

Tout d’abord, j’aimerais mettre quelque chose au clair : visionner The Host a été pour moi un terrible sacrifice et je vous défends de même penser à louer ce film. Dès les premières minutes, le spectateur décroche devant un scénario complètement incohérent. On y voit un scientifique qui ordonne à un assistant de vider des dizaines de bouteilles de formol dans l’évier, tout en sachant que le produit toxique se retrouvera dans la rivière Han. Eh bien, figurez-vous que ce sont ces bouteilles de formol qui sont à l’origine de la mutation qui a créé l’énorme bestiole qui tue les gens aux abords de la rivière. Oui oui, du formol. Fallait y penser. Pourquoi les scientifiques ont-ils perdu leur temps avec des éléments radioactifs ou des mutations génétiques ? Le futur, c’est le formol ! À côté de ça, Spider-man a l’air plus concevable que jamais…

 

Ensuite, avec un scénario minable, il fallait aussi une bibitte minable. Cette grosse bestiole se contente de se balancer sous les ponts avec sa queue et de sonner les gens en les chargeant. Si au moins elle massacrait de pauvres victimes innocentes comme certains films asiatiques nous ont habitués, il y aurait peut-être un intérêt. Mais non. On dirait une version cheap de Godzilla, en moins menaçant. Le jeu d’acteur est tout aussi horrible que le reste, ne vous inquiétez pas. Les personnages sont développés, mais on met l’accent sur des détails impertinents. De plus, on passe du mauvais mélodrame — la famille Park ne se contente pas de pleurer la perte de Hyun-seo, elle hurle son nom partout, pour rien, en plus de se rouler sur le sol en pleurnichant — à un semblant de film d’horreur tout en gardant le même niveau d’acting, c’est-à-dire très bas. Même la musique ne cadre pas avec les scènes du film. The Host ne laisse qu’un sentiment d’embarras, une gêne devant un navet qui a remporté quatorze prix dans divers festivals étrangers. À éviter, s’il vous plaît.

 

* ½

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2 Réponses »

  1. Wow, ça fait longtemps que je n’avais pas vu un film se faire autant démolir. Ça fait du bien. Je te promets que je garde mon 5 piasses pour un autre navet. Mais dis moi William, cette ½ étoile ajoutée, c’est de la générosité gratuite ?

  2. C’est pour les spécialistes en effets spéciaux qui ont fait un travail plutôt moyen. Je m’en voudrais de les mettre dans le même panier que le reste. Si on te demande de concevoir une merde et que tu la conçois assez bien, ça mérite une petite tape dans le dos. Mais pas deux.

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