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La Tour Infernale : Un drame humain de sauvetage à la sauce des années ’70 (1974)

Par • 13 juillet 2007 à 12:12

Un film réunissant tant de comédiens qui sont aujourd’hui des icônes du cinéma est presque impensable.  Imaginez un instant si tous ces acteurs avaient été payés à l’époque selon leur notoriété actuelle.  Et ce film-culte des années ’70 se nomme « La tour infernale ».

 

Paul Newman, Steve McQueen, Richard Chamberlain, Faye Dunaway, Fred Astaire, Robert Vaughn, William Holden, Jennifer Jones (son dernier film à vie) et même O.J. Simpson!  Voilà seulement quelques-uns des comédiens qui ont apparu dans ce tour de force de trois heures où se marient drame, suspense, action et effets spéciaux.  Pour ceux qui ne seraient pas familiers avec le film de John Guillermin & Irwin Allen (Le Poséidon, version originale); il s’agit du plus haut gratte-ciel au monde qui, le soir de la cérémonie d’inauguration, prend feu.  La majorité du film met l’emphase sur l’opération de sauvetage extraordinaire opérée par les pompiers et les NAVY américains.

 

Ce film m’a marqué tout d’abord par sa distribution exceptionnelle, mais aussi par le réalisme des effets spéciaux.  Les explosions, les gens qui brûlent vifs, les chutes de cent étages des désespérés.  Le tout est poignant de crédibilité.  De plus, le film prend bien soin de nous présenter les personnages principaux  pendant un bon 45 minutes au début du long métrage.  On s’attache donc d’autant plus à ces pauvres victimes piégées au sommet d’un édifice en flammes.

 

En lisant sur la production, on apprend que le building dont on voit plusieurs plans d’ensemble n’est en fait qu’une petite maquette miniature.  On a aussi utilisé l’édifice Hyatt’s Rejency auquel on a peinturé des étages supplémentaires afin de représenter la Tour en prises extérieures.

 

Le film a nécessité 57 plateaux de tournage différents.  À la fin du film, seulement huit de ces plateaux n’avaient pas été détruits.  Il s’agissait de l’une des plus grosses productions pour l’époque avec un budget de 13 millions.  De plus, ce classique de 1974 marque aussi la première collaboration à vie entre les studios Warner Bros. et la 20th Century Fox.  Autre fait particulier quand on connaît l’histoire moderne; le tournage de « La tour infernale » s’est terminé un 11 septembre.  Le plateau de tournage était situé sur le building voisin du World Trade Center…

 

Ce qui rend ce film encore plus extraordinaire à mes yeux est le fait que les comédiens principaux Steve McQueen (le chef pompier) et Paul Newman (l’architecte) ont réalisé la majorité des cascades eux-mêmes.  Parmi ces cascades, on note une ascension de plusieurs mètres de Newman sur une rampe d’escalier en métal en décrépitude et la scène finale ou McQueen reçoit 7000 gallons d’eau sur la tête dans une tentative ultime pour éteindre le brasier.

 

Un film que j’ai vu et revu des dizaines et des dizaines de fois et que je ne me tanne jamais de revoir.  À découvrir pour les cinéphiles curieux de voir un film d’action et de sauvetage à gros budget des années ’70.  Je vous laisse sur un échange entre l’architecte et le chef pompier à la toute fin du film alors qu’ils doivent trouver quelqu’un pour monter sur le toit de l’édifice afin de faire exploser les réservoirs d’eau. Le chef pompier a déjà pris sur lui la responsabilité d’aller installer les explosifs.

 

L’architecte : « Chef, qui va aller porter les explosifs là-haut? »
Chef-pompier : « T’inquiètes, on va trouver un imbécile pour y aller… »

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