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Batman : Le commencement (2005)

Par • 26 mars 2007 à 19:58

Ne commençons pas à comparer Christopher Nolan avec Tim Burton, ils n’ont pas la même vision, et encore moins le même univers. Ne comparons pas non plus Michael Keaton avec Christian Bale, il ne s’agit pas du même genre d’acteur (du tout) et l’image qu’on a voulu leur donner, en terme de Batman, n’est même pas similaire. Le concept de Batman : Le Commencement, est différent des autres épisodes de l’homme chauve-souris. Ce dernier chapître, qui est en fait le premier, mise plus sur l’homme derrière le masque (Bruce Wayne) que sur le masque lui-même (Batman). Il ne faut pas confondre les aventures onomatopéiques de Batman avec ce qui les a engendrées; comme il faut savoir dissocier un livre de sa couverture…

 

Ce qui a été lancé comme étant Batman 5, s’avère être un film très intéressant, beaucoup moins «cartoon» qu’à l’habitude. Le plus génial, pour les amateurs du héros masqué, sont les explications qui font de Bruce Waynes, de façon assez progressive, Batman. Et que dire de tous les petits clins d’oeil aux autres films de la série, qui constituent désormais la suite (La découverte de la Bat-cave, la rencontre d’un jeune homme que l’on imagine bien devenir Robin, la corruption grandissante de Gotham, l’association avec M. Gordon, les premiers crissements de pneus de la Bat-mobile…). La connaissance des premiers pas, ou plutôt des premières envolées de Batman, donne toute sa saveur au personnage, en lui accordant une crédibilité désormais fondée. Il est question du début d’un mythe, rien de plus rien de moins. Et Christopher Nolan n’a pas fait de compromis là-dessus; il fallait sacrifier du fantastique au profit d’un peu de réalisme pour mener le projet à terme.

 

En y regardant plus sommairement, le long métrage est assez bien séparé en trois parties entremêlées : L’enfance de Bruce, sa vie vagabonde et son apprentissage des rudiments du «métier», puis sa vie en Batman.

 

Enfin, le film répond à la question fondamentale : Pourquoi avoir choisi la chauve-souris ?

 

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3 Réponses »

  1. Je ne vois pas Batman, le commencement comme une suite aux autres Batman. Christopher Nolan fait une série diférente de Batman. Aucunement une suite. Il se rapproche beaucoup plus de l’histoire tiré des bandes dessinés de Batman qui est beaucoup plus sombre. Il va beaucoup plus en profondeur. Bien que je considère que Michael Keaton est le seul vrai Batman (pourquoi George Clooney est une question qui me hantera toujours), je dois avouer que Christian Bale fait vraiment fort!!!

  2. Ce n’est effectivement pas une suite, c’est le commencement! Mais je ne peux pas dissocier les Batman. Personnellement, je les ai tous apprécié à leur juste valeur. Mais celui là était génial.

  3. Voici mon commentaire sur le film publié sur un autre site web:

    Difficile de résumer le film sans donner des indices sur les rebondissements nombreux de l’intrigue. Le réalisateur et scénariste Christopher Nolan a tenu le pari difficile de relancer une franchise qui s’était amenuisée avec les deux derniers chapitres filmés par le réalisateur impersonnel et limité Joel Schumacher. Force est de constater que Nolan a réussi au-delà des espérances les plus folles. L’approche du super-héros est sérieuse jusque dans les décors un peu plus réalistes de la ville de Gotham pour bien montrer que Nolan ne cherche pas à imiter Tim Burton. Comme dans ses deux précédents films, Nolan utilise habilement le flash-back comme moteur dramatique à l’évolution psychologique du héros. Les scènes d’action sont enlevantes sans être exceptionnelles mais la tension y est soutenue habilement grâce des surprises et des développements dans le scénario bien ménagées. Oui d’accord, il y a beaucoup d’invraisemblances criantes, mais Nolan a su les faire passer par une histoire bien écrite (avec la complicité du scénariste de BLADE), quelques pointes d’humour de bonne venue et une mise en scène audacieuse et même personnel à plusieurs égards. L’on sent même une critique acerbe et sous-entendue des dangers de la privatisation à outrance, conséquence inéluctable d’une corruption sociale généralisée; de quoi faire jubiler les altermondialistes. Christian Bale fait sien du personnage du célèbre super-héros avec une interprétation engagée et concluante. Le reste du solide casting est également convaincant (sauf Katie Holmes) avec une mention spéciale à Gary Oldman qui, au lieu de jouer un méchant comme on aurait pu s’attendre, compose sobrement et intelligemment un personnage simple et inattendu pour lui: le sergent de police incorruptible Jim Gordon (futur commissaire de police de Gotham bien sûr).

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Code de lecture : 2001 , 1