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Youth Without Youth : intéressant mais un peu maladroit (2007)

Par • 2 juin 2008 à 10:27

Disponible sur DVD depuis à peine quelques semaines, il est de mise de publier une critique de Youth Without Youth, au moment où la Cinémathèque québécoise nous offre une rétrospective du talentueux Francis Ford Coppola.

 

Un nouveau Coppola est toujours un événement. Les films de sa talentueuse fille Sofia (Lost in Translation et Marie Antoinette) nous ont aidé à patienter mais, après une absence de près de dix ans, les fans de FFC sont excités de découvrir sa nouvelle œuvre, Youth Without Youth.

 

En 1938, alors que règne le nazisme, le vieux professeur Dominic Matei (Tim Roth) vit une expérience troublante. Par un soir de violent orage, il est foudroyé et on ne donne pas cher de sa vie. Hospitalisé, il se rétablit lentement mais les médecins sont perplexes : Matei rajeunit presque à vue d’œil. Bientôt, il arbore le physique d’un homme de 35 ans ! De plus, son intelligence surpasse celle d’avant son accident. Ainsi privilégié par la vie, il décide de réaliser son rêve le plus cher : des recherches poussées sur les origines du langage. Une étrange histoire d’amour avec la trop belle Veronica (Alexandra Maria Lara) le détournera momentanément – et fatalement – de son objectif.

 

Tourné en Roumanie et en Bulgarie, Youth Without Youth bénéficie d’une photographie soignée regorgeant d’éléments visuels rappelant la 2e Guerre mondiale. Les personnages, du premier au dernier, affichent une fébrilité tangible imputable à cette époque charnière de l’histoire de l’humanité.

 

Incarné avec une sympathique bonhomie constamment teintée de sensibilité, le personnage central donne à l’excellent Tim Roth (Reservoir Dogs) un rôle qui lui va comme un gant. Sans jamais forcer la note, Roth nous convainc d’accompagner Matei dans son cheminement. La séduisante Alexandra Maria Lara (La Chute) livre une prestation tout aussi juste dans un exigeant double rôle.

 

Cumulant les trouvailles photographiques, Youth Without Youth a cependant oublié l’essentiel : une intrigue. Involontairement, Coppola le raconteur laisse un peu dans l’ombre Coppola le cinéaste; on retient davantage de ce film ses maladresses d’écriture que l’habileté de ses prouesses techniques.

 

Ceci dit, on ne saurait lever le nez sur une production signée par le génial Francis Ford Coppola, même si elle n’est qu’à moitié réussie. 7/10.

 

Cet article a été publié en collaboration avec http://www.calendrierculturel.com.

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