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Chronique entre-actesLe milieu de la télévision et l'art de la scène est beaucoup plus complexe que ce qu'on peut s'imaginer. Incursion dans les dessous de ces formes d'art qui font partie intégrante de nos vies.

Une bonne excuse pour parler de sport

Par • 14 novembre 2007 à 0:00

Quoi de mieux pour un amateur de sport que de se retrouver entre amis un samedi soir avec une bonne bière pour regarder un match du Canadien!  Depuis des années, le sport est rassembleur autant dans la pratique que dans notre salon.  Le nombre de soirées que j’ai passé avec chums à regarder le hockey, le football et même le baseball (R.I.P. Expos de Montréal) ne se calcule pas!

 

Pour certains passionnés dont je fais partie, la Formule 1 même sans Jacques Villeneuve vient encore m’extirper du lit à 7 heures du matin un dimanche matin sur deux.  Il faut le faire!  Je suis même déjà aller voir un Grand Prix au Vieux-Port de Montréal en IMAX!  J’avais d’ailleurs gagné une casquette et un blouson RDS.  Petite mise en garde pour ceux qui ne seraient pas familier avec le terme; lorsqu’on vous promet un déjeuner continental; c’est loin d’être aussi majestueux que ça en a l’air.  Il s’agit en fait d’une tasse de café avec des croissants et des muffins.  Oubliez les œufs et le bacon!  Mais bon, on en apprend à tous les jours!  Avoir su, j’aurais pris un petit déjeuner du bûcheron avant de me rendre sur place…

 

La raison pourquoi je vous parle de tout ça dans le cadre de cette chronique est pour souligner un aspect du sport de salon qu’on prend souvent pour acquis : L’animation.  Pour ceux qui sont déjà allés voir un match du CH au Forum, au Centre Molson ou au Centre Bell vont très vite comprendre.  L’atmosphère dans un amphithéâtre sportif est particulier, même survolté, mais il manque un petit quelque chose.  Il manque le « Et le but! » ou « Début d’escarmouche autour du filet; on n’ira pas plus loin! »  Il manque ce petit complément auditif qui agrémente nos soirées sportives et qui, avouons-le, nous facilite grandement la vie.  Lorsque vous êtes assis dans les derniers gradins en haut du Centre Bell, il vous arrive de vouloir savoir qui vient de bêtement manquer un filet ouvert.  Parfois, juste le numéro 71 n’est pas suffisant pour reconnaître le joueur.  Surtout s’il est dans l’équipe adverse!  Vous vous rappelez de la grève à Radio-Canada alors qu’on nous présentait des matchs de hockey sans commentaires?  Moi comme plusieurs de mes amis, nous nous étions rabattus sur CKAC.  On regardait le match à la SRC et on écoutait les commentaires de Pierre Rinfret à la radio.

 

Tous ces Pierre Houde, Claude Quenneville, Rinfret et compagnie font un travail colossal pour nous garder dans des matchs parfois ternes et sans saveur.  Et que dire de leur mémoire phénoménale!  Saviez-vous que les commentateurs se servent des numéros des joueurs pour les reconnaître.  Ça implique qu’ils doivent mémoriser quel numéro est associé à quel joueur et ce, pour les 30 équipes de la ligue nationale!  Ça en fait du monde.  Et ce ne sont pas tous des noms simples à retenir comme Steve Bégin ou Yannic Perrault.  Il y a les Czerkawski, Kiprussoff, Toskala, Kostopoulos et j’en passe.  Des joueurs venant de Finlande, de Suède, de Suisse, du Khazakstan et de partout dans le monde.  À cet effet, Pierre Houde de RDS se fait un devoir de demander aux joueurs ou à leur entourage la prononciation exacte de chaque nom.  C’est ce qu’on appelle du professionnalisme.

 

Si on prend la Formule 1, la tâche est d’autant plus ardue pour un commentateur puisqu’il peut y avoir des tours et des tours et des tours de pistes où il ne se passe absolument rien.  Aucun incident, aucun dépassement.  Ils doivent quand même parler!  Ils vont alors vous parler de statistiques, de rumeurs d’échanges, de potins croustillants.  Je mets au défi n’importe qui de commenter un Grand Prix dans son salon pendant deux heures de temps sans interruptions.  Imaginez maintenant être mis en charge du football!  Tous ces règlements à savoir, toutes ces stratégies à décortiquer pour les téléspectateurs.  Si vous n’avez jamais vu un livre de règlement de football; imaginez un catalogue Sears, photos en moins.  Ça en fait du papier!  Oui, la vie de commentateur sportif est palpitante.  Plusieurs ont le privilège de voyager dans différentes villes voire différents pays et côtoyer des athlètes professionnels, mais il ne faut pas oublier toute la préparation qu’ils doivent faire auparavant.

 

Et vous?  Vous pensez quoi du Canadien cette année?  Pas mal me direz-vous.  « Enfin, il était temps » que je vous répondrai.  Mais ne vous réjouissez-vous pas trop rapidement chers vendus de la Ste-Flanelle!  La saison ne fait que commencer…

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2 Réponses »

  1. Moi aussi je lève mon chapeau aux commentateurs sportifs. Surtout pour le hockey. Je leur lève mon tour du chapeau! J’entends souvent des gens dire du mal des commentateurs, parce qu’ils vont faire une erreur ici et là ou parce qu’ils vont dire telle ou telle chose… Mais sérieusement, je trouve que ces gars-là font de l’excellent travail. Leurs propos sont toujours intéressants, nuancés et appuyés de données complémentaires (souvent essentielles). Le seul reproche, qui doit surtout venir de la part du réseau, c’est l’omniprésence actuelle des « plugs » pour la télé HD. Non mais câlisse, give us a break! J’aime ma télé en petite définition, c’tu correct ?

  2. Ah oui c’est toute une job d’être commentateur, ça a l’air facile de même, mais mettez la télé à MUET et faites l’exercice, c’est très drôle et ça semble drôlement répétitif. Leur vocabulaire est varié, il ne doit pas nous déranger dans notre visionnement du match et surtout NE PAS ÊTRE ERRONÉ! Sinon quoi? Ça y est! Chialage de salon, le gars qui commente est imcompétent! on l’avait pas remarqué jusqu’à ce qu’il dise que Ryder a marqué alors que c’est Koivu! Faute impardonnable!
    J’ai commenté au cégep du football directement sur le terrain à côté des estrades. Comme tu le dis bien dans ton texte Dom, y’en a des règlements dans le foutu football! Eh bien je ne m’en cache pas, je me tournais souvent vers les spectateurs masculins pour savoir qu’est-ce que voulait bien dire l’arbitre en accordant un 10 verges de pénalité aux Gaillards de Jonquière! c’est loin d’être comme à la télé où l’arbitre en chef arrive devant la caméra et fait ses petits gestes tout lentement et même des fois avec un micro! Si je disais quelque chose de pas vrai, je me faisais crier après! Bonjour l’humilité!
    Enfin c’est toute une job que j’aurais beaucoup aimée faire, mais la vie m’aura amenée ailleurs! Longue vie aux descripteurs et commentateurs de sports!

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