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Un show de boucane pour Noël

Par • 28 décembre 2006 à 19:05

Les célébrations de Noël sont finies et je suis revenue chez moi les bras ballants, le souffle court et les vêtements qui puent. J’ai fini la boîte d’anti-histaminiques, je prends ma pompe de bronco-dilatateur depuis cinq jours et j’ai rempli tous les papiers mouchoirs que j’ai pu trouver dans mon appartement. Vous devez penser que j’ai attrapé la grippe en donnant des becs à tous les membres de ma famille mais non, j’ai été tristement exposée à la fumée secondaire de cigarette et j’en suis allergique !

 

Dans le dernier party où je suis allée, sur les 37 personnes que nous étions, il n’y avait que deux fumeurs. Ces deux aspirateurs de nicotine représentaient 5 % de notre petite population de festoyeurs. C’est petit 5% vous me direz et vous avez bien raison, alors imaginez ce 5 % à l’échelle du Québec, ça représente environ 40 000 personnes sur près de 8 millions d’habitants. Le seul problème, c’est que cette minorité nous gâche encore la vie sans aucun égard ! Ces deux cheminées toxiques nous ont écoeurés pendant toute la soirée avec leur fumée malodorante. Je vous le dis, c’était pire que la machine qui fait de la boucane dans un show. Même s’il s’agissait de mes oncles et que l’un d’eux était l’hôte de la soirée, j’ai trouvé cette intoxication involontaire tout à fait intolérable! Pourquoi ne vont-ils pas fumer dehors au lieu de nous encrasser les poumons? S’ils veulent mourir, qu’ils s’écrasent seuls sans nous entraîner dans leur sillon. J’en ai marre de payer pour ceux qui polluent mon gazon alors j’ai surtout pas envie de mourir à la place de quelqu’un qui ne peut s’empêcher de renifler ses doigts jaunes.

 

Dans cette ère où l’on tente d’éradiquer la cigarette, il y a toujours ces irréductibles adeptes du meurtre collectif qui n’arrivent pas à abandonner cette fâcheuse pratique. Quand tu manges trop à devenir obèse ou quand tu décides de rester assis devant ta télévision, tu es maître de ton propre malheur même si tu me fais ça dans la face. Quand tu fumes dans mon nez et je meurs à ta place, ça me tue, littéralement !

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7 Réponses »

  1. Moi ce qui m’énerve lorsque je vais chez des amis fumeurs, c’est le fait que mes vêtements sentent la fumée par la suite. Je rentre chez moi et je me sens comme un maudit crotté.

    Oui, je suis prêt à subir la fumée pendant la soirée chez mes hôtes, mais la traîner chez moi, j’aime moins ça!

  2. Je te comprends, même que je mets mes vêtements dehors ou dans la sécheuse pour tenter d’enlever l’odeur! Le pire, c’est mes cheveux! Je n’ai pas le choix de me laver en arrivant sinon je ne peux pas dormir avec cette odeur! Alors non, je préfère ne pas tolérer les fumeurs, même si ce sont mes amis, et même si je suis chez eux…

  3. Quand je dis que je tolère, je veux dire que j’accepte d’aller à leur party ou quelconque réception malgré tout. J’aime quand même mieux mes amis que mon linge… Mais j’avoue que je me passerais de LEUR mauvaise habitude qui a des répercussion négative sur MA santé physique… et mentale!

  4. C’est peut-être pour ça que je ne m’entoure pas d’amis fumeurs !!! On dirait que c’est une répulsion primaire! Faut dire que ma mère a fumé longtemps et que l’odeur le samedi matin quand je mangais mes toasts est assez pour me faire lever le coeur…

  5. Moi je ne supporte pas la cigarette. Je ne vois pas une partie de ma famille durant les fetes parce qu’ils fument. L’hiver c’est pire, c’est moins tentant d’aller faire un tour à l’exterieur pour respirer un peu.

  6. Wow tous ces commentaires viennent directement du coeur!
    Ma pauvre Amélie, ta famille doit savoir que tu es allergique j’imagine. Y’a des gens comme moi qui n’aime pas ça la cigarette, mais qui ne sont pas allergique. Si ton oncle est chez lui, je comprends qu’il fume, mais si tu es allergique, ça devient du manque de respect. C’est triste mais c’est ça.
    Je mangerais pas des peannuts à côté d’une amie allergique, même si j’adore les peannuts…c’est une question de savoir-vivre.

  7. Le virage que prend notre belle société québécoise avec sa loi anti-tabac est, à mon avis, bien assez sévère. Si seulement elle était respectée! Oui, je suis tout à fait d’accord, la cigarette est un fléau de société nuisible, malsain et qui devrait être intolérable, compte tenu que bien des innocents en souffrent. Mais il faut tout de même rester réaliste. On a beau plaider les droits et libertés en soutenant que c’est notre droit de vivre dans un environnement sans fumée, mais la médaille à deux côtés. Ils ont aussi le droit de s’adonner à leur petit plaisir.

    Les seuls endroits où ces accros à la boucane sont libres de s’adonner à leur vice, restent leur salon ou le trottoir. Bien entendu, tout le monde n’a pas la présence d’esprit de respecter la loi. Mais là n’est pas la question pour le moment.

    Je crois que l’hôte d’une soirée est bien libre de faire comme il lui plait sous son propre toit. En acceptant leur invitation, on accepte par le fait même de s’exposer à la fumée secondaire car, nous connaissons les habitudes de cette personne. Certainement, je ne suis pas plus folle qu’un autre, je hais rentrer à la maison avec les yeux qui piquent, le nez bouché et le linge qui pue! Mais je crois aussi au respect. Si les mauvaises habitudes de quelqu’un me déplaisent à ce point, je décline poliement l’invitation, voilà tout. L’amitié et la famille ont beaucoup plus d’importance à mes yeux qu’un peu de boucane. À chacun son choix. Le débat pourrait être bien long, je ne m’éterniserai pas.

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