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Un coin du ciel – 75 pays, 30 langues, 5 religions, 1001 histoires

Par • 21 novembre 2007 à 8:23

Un coin du ciel jette un regard chaleureux et sans compromis sur Parc-Extension, étonnant village dans la ville où tant d’exilés rêvent de trouver un coin de ciel paisible à installer au-dessus de leur tête. La trame du documentaire s’inscrit dans cette petite Babylone moderne qu’est devenu le CLSC Parc-Extension, plongé bien malgré lui en plein cœur de la controverse entourant les pratiques d’accommodements raisonnables. Le film, loin d’attiser les antagonismes, documente les liens précieux qui unissent les Québécois d’ici et d’ailleurs dans un des quartiers les plus cosmopolites de Montréal.

 

Tourné sur deux ans, en toute complicité avec les protagonistes, le film sera déposé à la Commission Bouchard-Taylor lors des audiences des 14 et 15 novembre à Laval. Un coin du ciel sera également présenté en première mondiale lors des 10e Rencontres internationales du documentaire (RIDM), les 16 novembre à 18 h 00 à la Grande Bibliothèque et 17 novembre à 18 h 15 à la Cinémathèque québécoise.

 

Des défis du travail transculturel aux difficultés d’une grossesse en exil, Un coin du ciel nous plonge au cœur du quotidien de Québécois tricotés sous toutes les latitudes. Par son accès privilégié aux coulisses du CLSC, le documentaire explore les méandres de l’intégration, le choc des cultures, mais aussi le racisme ordinaire et la place rassurante de la religion dans la vie de plusieurs immigrants.

 

En se glissant dans les pas discrets d’Hélène, la travailleuse sociale native de Québec, dans ceux énergiques de Tassia, d’origine grecque, sorte d’ombudsman improvisée du CLSC, le film fait vivre aux spectateurs la course à obstacles et les stratégies de résistance des exilés. Au fil des mille et une histoires qui s’entrechoquent au CLSC Parc-Extension, Un coin du ciel esquisse avec humour et tendresse les contours complexes et mouvants d’un Québec en pleine mutation.

 

Misant sur la sobriété, sur une caméra qui écoute autant qu’elle regarde, le documentaire de Karina Goma  (La Course Europe-Asie, Les Justes, Todo Incluido) illustre avec éloquence combien immigrants et Québécois de tous horizons s’ingénient à trouver des solutions au quotidien et retissent, ensemble, des fils d’humanité.

 

Le film est produit par Monique Simard et Marcel Simard aux Productions Virage. Il sera à l’affiche au Cinéma Parallèle (Ex-Centris) du 7 au 13 décembre 2007.

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