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Chronique Habits du dimancheLes écrits restent, les habits du dimanche s'envolent. Des mots du passé qui résonnent aujourd'hui.

Treehouse of bonheur

Par • 23 septembre 2007 à 0:00

Je n’ai pas toujours habité la grande ville. J’ai déjà vécu dans le fabuleux village de St-David-de-Falardeau. Bien que le dépanneur le plus près se situait à trois kilomètres de la maison et que plusieurs commodités étaient plus ou moins accessibles, la campagne avait ses avantages. Et je ne suis pas prêt de les oublier. Mes meilleurs souvenirs, au cours de mon année passée là-bas, sont sans aucun doute reliés à cette cabane que nous avions construite dans les arbres, par une belle semaine d’été.

 

Le projet s’est amorcé par une simple idée que j’ai eue avec mon simili-frère, aussi connu sous le nom de « fils du chum à ma mère » et abusivement surnommé « le Yop ». Lors d’un matin de jus d’orange particulièrement vitaminé, nous nous sommes vivement exclamé : « ça s’rait cool d’avoir un camp, pour faire autre chose que du quatre-roues! » Et comme par hasard, il y avait l’oncle Renald qui démolissait sa maison et qui, conséquemment, se débarassait d’une tonne pièces de bois. Le Yop et moi avons donc amorcé l’écloutage des multiples planches, pendant que mon beau-père, aussi connu sous le nom de « chum à ma mère » et rationnellement nommé « Jean-Pierre », s’affairait férocement à monter le squelette du camp dans les airs.

 

Je ne connais rien à la construction (à part s’il s’agit de blocs Lego), mais comme Jean-Pierre est plutôt doué dans le domaine, notre petite maison a été prête en quelques jours. C’était le fruit d’une belle collaboration à trois. Par la suite, il ne me restait qu’à faire quelques petites tâches de finition avec « le Yop » (pas le yougourt à boire, mais bien le gars). Nous avons donc, au cours des jours qui ont suivi, posé du tapis, installé des rideaux, imperméabilisé le toit puis grimpé une petite commode et quelques coussins. Voilà! notre paradis sur terre était complété. Notre paradis dans les airs, dis-je.

 

C’était fait. C’était réglé. Nous avions enfin un repère pour avoir la paix et pour pouvoir écouter de la musique jusqu’aux petites heures. Oui môssieur, nous avions l’électricité grâce à une rallonge de 400 pieds connectée à partir du garage. Et nous dormions souvent là-haut, non pas dans un grand confort, mais certainement avec joie. La commode était remplie de vieux magazines Croc et Mad que nous lisions sans lassitude. Aussi, nous nous bourrions sans arrêt de gummies en forme de requins. Nous étions accrocs, mais ces bonbons sont impossible à trouver aujourd’hui. Belle époque, horrible sevrage!

 

Pour le reste du temps, nous dessinions beaucoup de BD. Il en traîne probablement encore quelques exemplaires dans la fameuse commode, allez savoir. J’aimerais bien retourner les lire un jour, si la cabane a survécu aux intempéries. Et qui sait, peut-être que je retrouverai quelques requins collés au tapis. Horrible sevrage, je vous dis!

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4 Réponses »

  1. Wow, ça c’est une histoire de rêve! Je pensais que ça existait juste dans les films ce genre de repaire dans les arbres. Quelle belle histoire de ton passé Pierre-Luc! Toujours aussi touchante et drôle! Bon dimanche, ça m’a mis sur le bon piton 😛

  2. En effet, c’est un bon souvenir que je garde. Mais ça n’a absolument rien d’Hollywoodien. Je pense que tout le monde devrait pouvoir trouver son coin de liberté. Même si ce n’est pas une cabane dans les arbres, je pense qu’il est sain de garder un pied en dehors de la réalité pour fuir quelque temps. Une fin de semaine au chalet, une balade dans le bois… Tout le monde peut trouver sa propre cachette.

  3. Désolé Pierre-Luc, la cabane dans les arbres n’existe plus, mais je crois que vos bd existent toujours. Quand je vais retourner à Falardeau je vais essayer de les retracer. bonne semaine!

  4. Ah, dommage ! J’aurais voulu voir ce repaire de Yop n’ PL ! Bah, tant pis… J’ai jamais eu de cabane, moi non plus ! Eh Amé, on s’en construira une ensemble, une bonne fois. Pour compenser ce manque dans notre enfance douloureuse 🙂

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