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Chronique classiques du cinéIl y a de ces films inoubliables. De grands réalisateurs au grand écran... du grand cinéma pour de grands moments!

The Vikings : Un modèle du film à grand déploiement (1958)

Par • 8 janvier 2009 à 15:17

Dans les années 900, les Vikings font plusieurs raids successifs en Angleterre qui est divisé en plusieurs petits royaumes. Le roi des Vikings, Ragnar, et son fils Einar, décident alors de kidnapper la princesse Morgana du royaume de Northumbria en vue de se faire payer une rançon par son fiancé, le roi Aella.  Grâce au cousin d’Aella, protégé par les Vikings, ceux-ci réussissent à enlever la princesse. Einar cherche alors à gagner son amour, mais un jeune esclave,  Erik,  parvient à la libérer et à la ramener en Angleterre avec le roi Ragnar. Morgana ne tarde pas à avoir des sentiments envers son sauveur, qui éprouve également de l’amour pour elle. Le roi Aella est cependant cruel, et parce qu’Erik a offert à Ragnar une mort digne d’un Viking, il lui fait couper la main et l’abandonne en pleine mer. Revenu chez les Vikings, Erik réussit à convaincre Einar d’attaquer le royaume du roi Aella et de reprendre la princesse. Les Vikings ignorent toutefois qu’Erik est en réalité le demi-frère d’Einar et qu’il est un prétendant légitime pour hériter du trône de Ragnar. Au cours de l’attaque contre le château d’Aella, Erik et Einar en viennent à se battre l’un contre l’autre pour l’amour de la princesse Morgana.

Les amateurs de films épiques à grand déploiement seront contents de visionner ce film de Richard Fleischer. Grâce à de somptueux éclairages, à l’emploi habile de la largeur de l’écran Technirama et à son tempo mesuré pour donner plus de poids et de force aux scènes de batailles, « THE VIKINGS » représente un modèle de réussite du genre. Ce n’est certainement pas pour rien que Mario Bava et d’autres réalisateurs italiens s’en sont directement inspirés pour concevoir plusieurs longs-métrages racontant les aventures de guerriers vikings, prenant parfois la forme de suites déguisées. Le plus surprenant est que malgré son côté spectaculaire, qui rappelle par moments les bandes dessinées de luxe, Fleischer a su instaurer discrètement dans sa mise en images et au récit une certaine poésie lyrique, afin de donner un souffle inaltérable à l’ensemble.

L’auteur rompt également avec le manichéisme usuel de ce type de production dans la conception de ses personnages, en leur attribuant une certaine densité. Quant aux décors et aux costumes, on sent un parfum d’authenticité devant le souci du détail de leurs confections, comme quoi Fleischer et son équipe ont fait leurs devoirs en effectuant des recherches historiques sérieuses sur le sujet. Pour ce qui est de la violence, elle ne paraît peut-être pas poussée au maximum à prime abord, mais on sent une forme de sadisme tranquille dans son illustration qui lui confère autant d’impact qu’un simple étalage complaisant. Les acteurs se prêtent au jeu avec un plaisir évident, incluant le difficile Kirk Douglas.

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Une Réponse »

  1. ce film est génial, les acteurs sont très bons ! Le film regorge d’humour (au niveau festif des orgies que l’on peut voir dans ce film). cela dit, il reflète au combien l’espèce humaine évolue lentement puisque la violence et la haine est omniprésente tout au long et en comparaison avec notre époque, on a pas à se cacher sur notre situation…

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Code de lecture : 1989 , 1