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The last house on the left: L’art de ne rien réinventer (2009)

Par • 29 janvier 2010 à 15:09

Qu’on soit clair dès le début: Je ne suis pas du tout un fan de films d’horreur.  La simple idée de voir quelqu’un se faire trancher la tête ou se faire vider de son sang me répugne au plus haut point.  Je n’ai jamais compris comment on pouvait retirer du plaisir à regarder quelqu’un se faire moudre les os ou arracher les entrailles.  Mais c’est une question de goût!  Chacun ses « petits plaisirs ».

Le last house on the left offre tout ce que l’amateur de film du genre aime voir: du langage cru, des « déguelasseries » à souhait, de la violence et des paires de seins qui se balancent joyeusement au gré du vent et… des fantasmes du réalisateur.  Dennis Iliadis se fait plaisir dans son deuxième film, un remake de Wes Craven de 1972 qui aurait très bien pu rester où il était. Le film met en scène une histoire très simple et linéaire de vengeance et de brutalité.  Deux jeunes filles se font kidnapper et violer gratuitement par deux truands mal léchés qui se retrouvent ensuite par un pur hasard, pensionnaires des parents de l’une des jeunes filles.  Évidemment, les parents ont soif de vengeance et c’est là que la série de cruautés prend forme.  Du sang, des balles, un broyeur à déchets; tous les moyens sont bons pour se venger des « pas fins » qui ont violenté leur fille.  Voilà l’histoire.  C’est tout.  Rien de plus.  Une série de meurtres prévisibles qui se terminent tous de façon plutôt violentes.

La distribution est correcte mais les acteurs ne cassent rien.  Une interprétation juste mais sans plus.  On fait le saut à quelques occasions mais sinon, on attend patiemment la fin qu’on voit venir à 100 km/hre.  Tony Goldwyn, Monica Potter, Garret Dillahunt et une brochette de semi-inconnus viennent compléter cette distribution dans un film qui ne passera jamais à l’histoire.  Une mention honorable à Spencer Treat Clark qui campe un adolescent torturé quand même assez crédible.  Sinon, c’est un film d’horreur.  Un autre vulgaire film d’horreur.

* 1/2

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