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Stone Temple Pilots – Stone Temple Pilots (2010)

Par • 8 novembre 2010 à 8:46

La preuve que les années 90 reviennent (pour le meilleur et pour le pire) à la mode, c’est que plusieurs groupes séparés qui y ont jadis connu quelques-unes de leurs heures de gloire imitent leurs prédécesseurs et se reforment, le temps d’un disque et d’une juteuse rentrée d’argent. Parmi les derniers en date, les Smashing Pumpkins, Soundgarden, et Stone Temple Pilots.

Séparés en 2001 après le lancement d’un cinquième album qui avait tout l’air d’être fait pour se débarrasser (Shangri-La Dee Da), le quatuor californien nous revient cette année avec une toute nouvelle galette qui nous montre le groupe en train de reprendre où il avait laissé. Vrai, STP a toujours été un groupe à singles, trouvant toujours le moyen de trôner au moins une fois de temps en temps au sommet des palmarès, et ce malgré l’absence d’albums vraiment complets et d’uniforme qualité (à part peut-être Purple, en 1994). Mais cette fois-ci, sans dire que l’on sent l’entreprise purement mercantile, on ne peut que constater que le départ sur les chapeaux de roues (l’ouverture Between The Lines et la suivante, l’excellente Take A Load Off) s’essouffle rapidement, encore plus rapidement que lors des albums précédents. Pas que le reste des trois quarts d’heure que l’album dure soit pénible, ou même ennuyant (quelques bons passages par-ci par là, comme la ballade Maver, ou le rock décapant de Hazy Daze), mais la plupart des pièces sont la plus pure définition de ce qu’est du remplissage (morceaux pop Cinnamon et First Kiss On Mars, ou la psychédélique et plus ou moins réussie Samba Nova, en fermeture).

On se délecte encore des talents de musicien de quelques-uns des membres du groupe (les frères DeLeo, à la guitare et à la basse, figurent parmi les meilleurs de leur profession), et on retrouve avec joie la voix feutrée de Scott Weiland (dont le passage au sein de Velvet Revolver, dans les dernières années, se ressent ici), mais malgré tout, le résultat est un CD que l’on écoute à l’occasion, si bien même on y pense ; un collection de nouveaux morceaux qui échouent à laisser une véritable impression durable, ce petit goût de revenez-y qui a souvent fait défaut au groupe. Au final, Stone Temple Pilots est agréable, mais après ce retour en arrière aux vagues accents de nostalgie, on revient en 2010 et on passe à un autre appel.

J’ai particulièrement aimé :

  • Between The Lines
  • Take A Load Off
  • Maver

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