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Slipknot – Vol. 3 : The Subliminal Verses (2004)

Par • 29 janvier 2007 à 16:28

Ils sont neuf. Ils sont fous. Ils sont crinqués. Et ils ont une cagoule à zipper sur la tête en permanence, même sous la douche. Voici Slipknot, un groupe qui s’est exposé à la dérision avec un manque de jugement latent en ce qui a trait à leur accoutrement. Mais pour ce qui est de la musique, qu’en est-il ?

 

Après un album éponyme d’une violence à peine croyable (Slipknot, 1999) et un échec autant critique que commercial sur un second essai bien fade mais tout aussi criard (Iowa, 2001), le quintette + quatuor américain avait encore fort à faire pour s’établir de façon crédible sur la scène nu metal, où tant de groupes merdiques passèrent en coup de vent durant les dix dernières années. Et c’est chose faite avec Vol. 3 : The Subliminal Verses, l’album le plus complexe, le plus varié, et surtout le plus intelligent du groupe à ce jour. Emmenant avec lui ses expériences au sein du sideline Stone Sour, le chanteur Corey Taylor influence plus que jamais ses comparses masqués, notamment avec quelques ballades parfois convenues mais qui apportent une autre couleur à Slipknot (Circle, Vermilion Pt.2). Mais attention aux oreilles sensibles : le métal hurlant est toujours à l’honneur sur ce volume ; même que certaines des plus réussies en carrière s’y retrouvent, particulièrement dans la première moitié (débile The Blister Exists, l’excellent premier extrait Duality, la démoniaque Opium Of The People, sans parler de la presque pop métal Before I Forget).

 

On compte encore quelques passages où le groupe force trop la note, comme à l’époque Iowa (Welcome, Pulse Of The Maggots, une chanson dédiée aux fans), mais rapidement les expérimentations viennent positivement contrebalancer ce moins bon côté, démontrant que les gars de Slipknot ont compris que juste faire du bruit, c’est pas toujours savoureux (accrocheuse Vermilion Pt.1, Danger – Keep Away et The Virus Of Life). Bref, en saupoudrant finalement quelques solos de guitare comme touche finale (chose impossible à concevoir sur leurs premiers albums), Slipknot nous sert un album qu’ils avaient en eux depuis toujours, mais qu’ils avaient pudiquement retenus, étant trop occupés à se cracher les poumons et à se râper les doigts. Belle réussite, pour un groupe dont on disait stupidement qu’ils étaient les Backstreet Boys du métal…

 

J’ai particulièrement aimé :
 – « Vermilion Pt.1 »
 – « The Blister Exists »
 – « Duality »

 

Note : ****

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