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Slayer – Christ Illusion (2006)

Par • 1 février 2007 à 15:46

Les Grammys seront présentés le 11 février prochain ; s’il y avait la catégorie Album blasphématoire de l’année, les gars de Slayer ramasseraient la concurrence dans un raz-de-marée avec leur dernière galette diabolique, Christ Illusion, un album tellement riche en 666 et en Hail Satan qu’il en devient parfois comique. Mais les amateurs de métal « old school » peuvent cependant y trouver leur compte.

 

Slayer n’aime pas l’évolution. C’est un groupe qui, avec Christ Illusion, nous sert à peu près la même recette qui leur avait attiré, sinon le succès commercial, du moins le respect des headbangers avec Seasons In The Abyss en 1990. Cependant, il faut avouer que ce qui se fait dans le métal ces dernières années est parfois navrant, et pour les amateurs du genre, le dernier de Slayer remplit parfaitement sa mission. Aucune ballade ici, mais plein de riffs de guitare dignes des suppôts de Satan que sont les membres du groupe : on commence notre randonnée en enfer avec Flesh Storm (ce qui en dit long sur la connivence du groupe avec le devil), puis les beats à grande vitesse se succèdent, agrémentés de grincements de guitare et de vomissements simulés au vocal (Catalyst, Skeleton Christ, Jihad, Cult). Tout reste assez convenu, assez prévisible, les solos surgissant toujours de la même manière au même endroit (chapelet de notes rapides après le deuxième refrain). Les mélodies demeurent évidemment au premier degré, le chanteur et bassiste Tom Araya se contentant la plupart du temps de répéter la même phrase sur le modèle du couplet en guise de refrain.

 

Ceci dit, avec tous ses petits défauts agaçants et parfois risibles, Christ Illusion reste un album fort intéressant à plusieurs points de vue. Les musiciens sont indéniablement talentueux (pour des gars qui doivent approcher les 45 ans, ils font mieux et plus rapidement que bien des jeunes), et on peut leur accorder le fait qu’ils ont leur propre couleur, leur propre style. Qu’ils soient en maudit contre Dieu, on s’en fout pas mal, mais si on passe outre ce petit dérangement, on se retrouve avec un 38 minutes bien rempli et plutôt satisfaisant, si tant est qu’on soit amateur du genre.

 

J’ai particulièrement apprécié :
 – « Flesh Storm »
 – « Supremist »
 – « Eyes Of The Insane »

 

Note : ***

 

 

 

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