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School for Scoundrels (2006)

Par • 8 mars 2007 à 0:55

Jon Heder dans la peau d’un loser ? On a déjà vu ça, non ? Cette fois, Napoleon Dynamite fait place à Roger, un employé timide à l’extrême administrant des contraventions de stationnement. Il est aussi amoureux d’une jeune fille vivant dans le même immeuble que lui. Incapable de la charmer ni même de lui parler sans s’évanouir, Roger s’inscrit à un cours atypique dans lequel il apprend à remonter son estime de soi et à séduire les femmes. Lorsqu’il commence à se débrouiller, son professeur (Billy Bob Thornton) entreprend de lui donner un peu de compétition.

 

L’intrigue de School for Scoundrels est intéressante. Il s’agit de l’histoire typique du gars qui veut conquérir une fille, mais qui ne sait pas comment s’y prendre. Or, au lieu de vivre des aventures quétaines pour finir sur un baiser avec la dame avant le générique, le loser apprend comment la séduire, ce qui n’est pas rien. Dans son ensemble, ce film ressemble étrangement à la plupart des récits de cette nouvelle littérature qui clame pouvoir changer les hommes en séducteurs sans pitié. Toutefois, tout en promulguant les techniques de séduction, School for Scoundrels mélange cette séduction de masse avec un objectif de film à l’eau de rose : conquérir une seule femme, la femme idéale. Il en résulte un décalage gênant entre ces deux types d’intrigues incompatibles.

 

Dès lors, School for Scoundrels est un film difficile à classer. Oui, il y a de la comédie. Jon Heder est devenu un spécialiste pour jouer les losers de service. Il a un talent pour ça et sa performance dans Napoleon Dynamite était non seulement remarquable, mais elle lui a posé une étiquette très ardue à se défaire. On embarque lorsqu’il interprète les idiots, mais si ça devient sérieux, il doit redoubler d’ardeur pour rester crédible. Dans School for Scoundrels, Heder parvient à se défaire, pendant de courts instants, de son étiquette de perdant. Ce côté sérieux ajoute un peu de substance à cette comédie efficace, mais qui ne fait pas rire aux larmes. L’amalgame du comique et du sérieux peut donner des résultats excellents ou atroces. Ici, on est entre les deux.

 

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