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Plein soleil : un suspense solidement ficelé (1960)

Par • 28 décembre 2007 à 0:00

En adaptant Monsieur Ripley de Patricia Highsmith pour le cinéma, le réalisateur René Clément (La bataille du rail, Jeux interdits) allait signer un de ses meilleurs films. Rebaptisé Plein soleil, ce suspense marqua le cinéma français et révéla un certain Alain Delon, alors âgé de 24 ans. Le même bouquin fut de nouveau porté à l’écran en 1999 sous le titre The Talented Mr. Ripley avec Matt Damon, Jude Law et Gwyneth Paltrow (en version infiniment moins passionnante).

 

Philippe Greenleaf (Maurice Ronet) fuit sa ville natale de San Francisco pour aller goûter à la dolce vita à Rome. Inquiet, son père contacte Tom Ripley (Alain Delon), ami d’enfance de Philippe, lui demandant de ramener son fils au bercail, en échange de cinq mille dollars. Marge (Marie Laforêt), la fiancée de Philippe, se désole d’être elle aussi sans nouvelles.

 

Quelques semaines plus tard, Marge, Philippe et Tom se retrouvent à Rome où ils s’entendent pour louer un bateau; leur randonnée s’avère catastrophique. Ayant trouvé dans un pantalon de Philippe une paire de boucles d’oreilles, Marge le soupçonne de la tromper. Elle est également agacée par la camaraderie équivoque, tordue même, entre ses compagnons de voyage. Une violente querelle éclate entre les amoureux, à un point tel que Marge débarque au prochain port. Désormais seuls en mer, Tom et Philippe s’adonnent à une partie de poker durant laquelle Philippe triche ouvertement. Exaspéré, Tom perd la tête, poignarde son copain et balance le cadavre par-dessus bord.

 

Assoiffé d’argent, Tom empruntera l’identité de Philippe pour, à son tour, mener la grande vie. Peu de temps après son crime, il s’installe dans un luxueux hôtel romain. Il revoit Marge et ment en lui faisant croire que Philippe en veut toujours à la jeune fille. Pour concrétiser cette déclaration, Tom écrira une lettre de rupture à Marge en signant ‘Philippe’. Résultat : la demoiselle rentre à Paris.

 

L’arrivée imprévue de Freddy (Billy Kearns) – ami commun des deux garçons – à l’hôtel où loge Tom brouillera les cartes. Tom n’a guère le choix : il assassine Freddy et se débarrasse (non sans problèmes) du corps. Lorsque ledit corps est retrouvé, un inspecteur se présente à l’hôtel pour interroger celui qui se fait maintenant appeler Philippe. L’intrus est dans de beaux draps, face à un policier qui persévère pour le piéger…

 

Le scénario de Plein soleil est dense et, par conséquent, jamais ennuyeux. Le rôle complexe de Tom Ripley va comme un gant à Alain Delon. On accompagne d’ailleurs volontiers dans sa tortueuse odyssée ce démon au visage d’ange. Maurice Ronet est également persuasif en enfant gâté corrompu par la richesse. Faute d’être aussi expérimentée que ses partenaires, la jeune Marie Laforêt se contente d’être mignonne, ce qu’elle réussit assez bien. Quant aux magnifiques prises de vue de Rome et à l’épatante musique de Nino Rota, elles continuent à nous hanter longtemps après le générique final.

 

Plein soleil : un bijou de film pour les amateurs de thrillers.

 

Cet article est publié en collaboration spéciale avec http://www.calendrierculturel.com/

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