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Panique chroniquePanique bouscule sa vie, provoque le chaos et observe avec le sourire ce qui en jaillira. Chronique publiée tous les dimanches.

Panique sur la gestion de l’infidélité

Par • 26 octobre 2008 à 21:41

Toujours dans la série de la gestion des tabous, je réfléchis aujourd’hui sur l’infidélité. Je sais, oui, vous n’êtes pas infidèle. Moi non plus d’ailleurs. Et nos conjoints non plus. Nous sommes les plus fidèles compagnons de vie.  Il n’en demeure pas moins que certaines viles personnes s’adonnent à ce genre de luxure extraconjugale. Qui? Ça, personne ne le sait. On a déjà mentionné un certain Martin, mais les références restaient vagues.

 

Trêve de plaisanteries. Vous croyez-vous vraiment à l’abri de l’infidélité?  Je parle ici de la vôtre comme de celle de votre conjoint. Existe-t-il deux classes de gens, les infidèles et les fidèles?  Bien que je n’aie jamais été infidèle ni même tentée d’y succomber, je ne me sens pas épargnée pour autant. Je crois que le désir frappe les gens célibataires comme ceux en couple et qu’il nous arrive de l’écouter ou de lui faire la sourde oreille, tout dépendant du contexte. Ceci étant dit, que fait-on de son infidélité? Avouer ou ne pas avouer, là est la question.

 

Plusieurs couples choisissent d’avoir une discussion sur ce sujet en début de relation. Bien que ce débat puisse mener la relation à l’échec immédiatement, il a l’avantage, lorsque bien conduit, de sauver bien des ambiguïtés en post-tromperie. Nous permettons-nous ouvertement l’infidélité? Devons-nous en aviser l’autre? Doit-on taire l’aventure ponctuelle et résister aux récidives?  Tant de scénarios pour tant de couples devant gérer les désirs intra et extraconjugaux.

 

Pour ma part, j’ai beaucoup de difficulté à penser qu’on puisse être totalement en accord avec le fait que notre conjoint s’adonne à des activités sexuelles avec un tiers parti. Je suis sans doute une possessive. En fait, je pense qu’au profit de libertés personnelles, on concède bien souvent à l’autre certains irritants en échange. Le bas blesse, mais compense l’ivresse.

 

Enfin, plus j’y réfléchis et moins je me sens en accord avec le fait d’offrir à mon conjoint la possibilité de me tromper sans m’en parler. J’aurais alors toujours l’impression qu’il le fait, je m’inquièterais et je n’aurais pas l’esprit tranquille. Insécure, je deviens une bien moins bonne amoureuse. Mais s’il advenait qu’il ne me trompe qu’une fois sans conséquence dans notre long historique amoureux, je préfèrerais qu’il vive avec cette culpabilité plutôt que de rendre anxieuse d’appréhension envers quelque chose qui ne se reproduira pas, en plus de cette difficile confiance qu’il lui faudra rebâtir.

 

Et vous, quel est votre scénario?

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3 Réponses »

  1. Ah la fidélité! Au bout du compte, il suffit, à mon humble avis, de faire la différence entre une escapade purement sexuelle et une aventure dangereuse. Si un couple se permet quelques escapades en toute connaissance de cause, il devrait avoir moyen de gérer tout ça. Il faut bien sûr mettre sa possessivité et sa jalousie de côté 🙂

  2. Hmmm… difficile réflexion. Moi je pense qu’il faut tout se dire puisqu’une infidélité est forcément une alarme. Amoindrir les répercussions de sa propre aventure, c’est peut-être banaliser l’importance que ça peut avoir au sein du couple.

  3. Dominique: Mais ça mets beaucoup de pression sur notre escapade purement sexuelle. Celle-ci devra être assez excellente pour compenser le fait qu’on ouvre ainsi la porte à notre partenaire d’en faire la même chose!

    @Pierre-Luc: Je pense que tout se dire n’est pas souhaitable dans toutes les situations, cela dépend du type de couple et des permissions qui ont été données. Toute est une question d’entente, encore faut-il être capable d’en parler au sein du couple!

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