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ÉditorialPuisqu'il y a des choses qui doivent être dites, aussi bien les dire avec une verve franche et directe. Des sujets chauds, traités vivement sans trop de fioritures.

Les séries à Ottawa

Par • 10 avril 2008 à 10:41

Allez-vous suivre les séries un peu ? Celles au hockey ? Parce que probablement qu’après ces séries-là, on va avoir droit à d’autres séries ! Des séries politiques. Elles vont se tenir à Ottawa (quoiqu’il soit possible qu’on ait droit à un autre tournoi dans une ligue différente à Québec, à peu près dans  les mêmes dates), et même si on ne sait jamais vraiment quand les éliminatoires commencent, la saison qui les précède nous donne toujours une bonne idée de ce qui suivra.

 

Je vous présente les équipes ? Ok…

 

Les Bleus de Québec-Montréal : la formation de Gilles Duceppe aime bien patiner sur les sujets adverses. Plusieurs ont questionné la pertinence de cette équipe au sein de la ligue, mais il semblerait que le nombre d’amateurs soit suffisant pour assurer la survie des Bleus à Ottawa pour le moment. Et ce, même si les joueurs des Bleus aiment bien blâmer leurs fans quand ils subissent des échecs.

 

Les Rouges de Toronto : menée par Stéphane Dion, la troupe des Rouges est en difficulté ; après avoir remporté la coupe du Trône sans interruption de 1993 à 2005, la bande à papa Dion conteste maintenant ouvertement la compétence du coach. On se demande même si sa nomination était une bonne chose. Stéphane Dion se soucie assez peu des amateurs, il préfère tenter de fouetter ses troupes sans arrêt.

 

Les Jaunes de Fredericton : l’équipe de Jack Layton n’a jamais remporté la coupe, peut-être en raison de ses positions opportunistes sur la surface de jeu. Habituellement, après son élimination en séries, la troupe des Jaunes se range sans gêne du côté du vainqueur de la coupe, pourvu que les Jaunes obtiennent des concessions mineures, comme l’avantage de la glace lors de la prochaine période de questions.

 

Les Bleus Foncés de Saskatoon : Stephen Harper a surpris tout le monde en 2006 en menant sa troupe à la victoire, malgré une équipe chétive, sans grande vedette. Malgré leur style de jeu à la fois agressif et arrogant, les Bleus Foncés semblent pour le moment intouchables au sommet du classement, notamment en ayant écrasé leurs principaux adversaires, les Rouges, à plusieurs reprises dernièrement sur des questions anodines.

 

Les Verts de Vancouver : fiers héritiers des Hippies de San Francisco, les Verts n’ont pas vraiment comme but de remporter la coupe ; ils seraient bien incapables de la porter à bout de bras. Leur rêve est de voir quelques-uns de leurs joueurs être élus, question de traiter d’écologie (mais seulement d’écologie) au Parlement.

 

Comme dans tous les sports, les équipes ont plusieurs points en commun, malgré leurs rivalités. Malheureusement, un de ces points communs semble être le délaissement des amateurs, qui pourtant sont les employeurs, la raison d’exister de ces joueurs. Toutes les équipes ne se préoccupent que de leur score au classement général, et des performances de leurs joueurs respectifs. Et comme dans bien d’autres sports, on s’ennuie du temps où les joueurs jouaient pour le plaisir, où les entraîneurs pensaient surtout à donner un bon spectacle à leurs amateurs. Que voulez-vous… préparez-vous tout de même pour du patinage, on vous souhaite de bonnes séries !

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3 Réponses »

  1. Quel beau parallèle. Je te lève mon (tour du) chapeau cher ami. Il ne faut pas oublier que les cityoyens sont aussi les arbitres. Si les Bleus Foncés ont gagné la dernière coupe, c’est en partie à cause de la pénalité majeure infligée aux rouges pour scandale sur la patinoire. Virement de fonds dans les coins…

  2. Je suis désolée de te contredire mais les entraîneurs de nos équipes politiques nous donnent de très très bons spectacles! En fait, c’est à peu près tout ce qu’ils savent faire, se montrer en show. En arrière, y’a même rien pour les supporter. On dirait presque des entraîneurs amateurs en manque de sensationnalisme! Leurs équipes « scorent » des buts dans leur propre filets. C’est pire que d’être mauvais, c’est pathétique… Désolée pour la montée de lait! Très bon texte mon cher Jonathan!

  3. Merci pour vos commentaires. C’est juste triste de se dire qu’en réalité, ce n’est pas une coupe qui est en jeu, mais l’avenir d’une société. Pourtant, tous ces gens, et particulièrement leurs chefs de parti, ne pensent qu’à faire mieux aux prochaines élections. À remporter plus de sièges que la dernière fois. Avez-vous écouté Stéphane Dion ? Incroyable ! À chaque qu’on donne finalement de l’attention à cet intellectuel cheap, il nous parle de ses bénévoles à son bureau de parti, à la confiance qu’il a dans les troupes libérales, au fait qu’on ne devrait pas sous-estimer sa capacité de leadership. Complètement à côté de la track… Dion, on s’en câlisse des bénévoles du PLC, nous c’est les Canadiens qui nous intéressent. Tous les Canadiens auxquels tu peux penser, d’ailleurs.

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