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ÉditorialPuisqu'il y a des choses qui doivent être dites, aussi bien les dire avec une verve franche et directe. Des sujets chauds, traités vivement sans trop de fioritures.

La trappe politique

Par • 26 novembre 2008 à 21:35

Finalement, un peu de piquant dans une campagne électorale ronflante au possible. Le débat des chefs, hier soir à Québec, en a réveillé quelques-uns (moi le premier), encore abasourdis par le gris des propos des candidats, après une passionnante campagne électorale américaine et un scrutin fédéral tout frais mais sans éclat à la ligne d’arrivée.  Pas pour dire que le débat a bien avancé pour autant…

Au menu, les sempiternelles élucubrations des chefs des trois principaux partis : monsieur Arrogant (Jean Charest), qui peine à prouver qu’il n’a pas déclenché ces élections purement pour se garantir une job pour les quatre années à venir, mais qui, en l’absence de rivaux solides, vogue allègrement vers une victoire par défaut ; madame Fâchée (Pauline Marois), la énième en liste au Parti Québécois qui semble incapable de s’imposer comme une réelle option alternative à la « solution libérale », probablement nerveuse ces temps-ci parce qu’il ne faut pas grand-chose aux membres du PQ pour se tanner des chefs qu’ils placent eux-mêmes sur le trône, mais qui devrait mathématiquement améliorer le score actuel de son parti ; finalement, monsieur Comique (Mario Dumont), acculé au pied du mur, paralysé par une équipe vide et un programme électoral peut-être différent des deux autres, oui, mais pas nécessairement adapté ni aux valeurs des Québécois, ni à la situation économique actuelle… et on l’a remarqué hier soir, Dumont s’est manifestement rappelé qu’il vaut mieux en rire, ou plutôt en faire une grosse farce ; ça attire l’attention sur autre chose que la situation de son parti.

Ainsi donc, Charest a fait le fendant, Marois a joué la vierge offensée plus souvent qu’autrement, et Dumont s’est campé dans un rôle d’humoriste show-off un peu poussif. Surpris, quelqu’un ? Pendant que le modérateur Stéphane Bureau, qui y est allé lui aussi de quelques tirades et calembours plus ou moins sentis, tentait de séparer les chefs comme un arbitre de hockey coincé entre trois armoires à glace, l’électeur n’avait pas le choix, il était impassible. Une bonne réplique ici et là, quelques petites réparties savoureuses, quelques chiffres révélateurs, deux ou trois idées qui sortent du lot. Bien peu à se mettre sous la dent, alors que la campagne entre dans son dernier tiers. Hier soir à Québec, les chefs des trois principaux partis politiques ont joué la « trappe », et ça a marché : période nulle dans un match plate qui amorce sa troisième période. Bien dommage pour le public…

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2 Réponses »

  1. Ces trois chefs avaient un point en commun. Ils avaient tous l’air de commerçants de bazar essayant de vendre leur marchandise tout en dépréciant celle des autres, mais aucun n’avaient l’envergure de pouvoir gouverner la province. Ça en dit long sur la citation: « On a les politiciens qu’on mérite ».

  2. Bon retour M. Habel! Malheureusement pour nous, je dois être d’accord avec toi. Aucun des trois chefs ne s’est vraiment démarqué et encore une fois, il semble que le résultat soit déjà ancré dans le béton. Charest qui est incapable d’assumer le fiasco qu’il a causé en santé et en économie et Marois qui tente d’acheter votre vote avec un foutu chèque de 200$ qui, j’espère, n’attirera que les simples d’esprits. Après tout pour Gérard qui n’a aucune idée de ce qui se passe au gouvernement, ça sonne bien un chèque de 200$, non? Le problème, c’est que la semaine d’après, il en a pu de 200$! Gérard a été le dépenser en gratteux et en bière au dépanneur. Méchante solution à la crise économique. Et que dire de Mario? On avait confiance avec lui avant de voir son équipe de fanfarons. Maintenant, en plus de traîner son parti à bout de bras, il doit faire taire ses députés qui n’en finissent plus de dire des énormités… Méchant choix les amis! Québec Solidaire? Hmmm Pas sûr que le Québec soit si à gauche que ça… Parti Vert? Hmmm… Pas sûr qu’on soit si vert que ça… Parti marxiste-léniniste? Voilà toute une alternative!! Écoutez gang de bozos; si les verts et les stationnaires… oops, solidaires ne lèvent pas; croyez-vous vraiment qu’on concept politique ayant mené à la chute du plus grand empire de l’époque va fonctionner aujourd’hui?! Faites-vous à l’idée, Charest va être là pour encore 4 ans. Ça commencer à faire aussi long que le règne à Ti-Jean Chrétien… À quand le prochain rassembleur! À quand le messie politique?! Maintenant serait un bon moment pour te montrer! Nous n’attendons que ça!

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