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Chronique entre-actesLe milieu de la télévision et l'art de la scène est beaucoup plus complexe que ce qu'on peut s'imaginer. Incursion dans les dessous de ces formes d'art qui font partie intégrante de nos vies.

La publicité subtile

Par • 18 juillet 2007 à 13:11

Les publicités sont souvent exaspérantes, longues et non désirées.  À part pour quelques fanas qui considèrent les petites capsules publicitaires comme une forme d’art (remarquez, ils n’ont pas tort), en général, les pubs font froncer les sourcils des téléspectateurs.  Quoi de plus frustrant que de se faire couper le tout nouveau Steven Seagal aux dix minutes pour une pub de Colgate ou le tout nouveau Power Juicer III de Jack Lalane?  Eh bien, ces publicités pourraient disparaître dans un avenir pas si lointain…

 

Victoire me direz-vous?  Attendez avant de sortir le champagne.  La publicité n’est pas appelée à disparaître loin de là.  Elle cherche simplement à se moderniser.  Et cette mutation a déjà commencé à se faire.  Combien de fois dans un long métrage avez vous vu votre héros préféré se « caler » un bon Pepsi ou mentionner qu’il mangerait bien un Big Mac?  Jusque là, ça va.  Ça agace un peu, mais ça passe quand même.  Mais si on regarde des séries à plus petits budgets; on commence à voir de plus en plus de publicité subtile.  Le meilleur exemple qui me vient à l’esprit est la défunte série pour ados Watatatow.  Vous vous souvenez des Michel Couillard et cie utiliser la crème anti-boutons Johnson & Johnson ou les services étoiles de Bell?  Je me souviens aussi d’un épisode fort agaçant où Xavier vantait les avantages de travailler chez McDo.  « Tu sais Michel, chez McDo, les horaires sont flexibles, l’esprit d’équipe est bon et en plus, ils t’encouragent à continuer tes études! »  C’est ÇA la nouvelle publicité.

 

Même chez nos voisins du sud, le même concept est utilisé.  Dans un épisode d’un feuilleton américain, deux personnages se retrouvent coincés dans un fossé avec leur voiture en pleine campagne.  « Heureusement qu’on a le service OnStar pour appeler à l’aide.  Même pas besoin de cellulaire! »  ÇA, c’est exaspérant!  Oui, oui, je suis d’accord que les cellulaires, MSN, McDo et cie font partie de notre quotidien mais sommes-nous vraiment obligés d’endurer ces publicités de la bouche même des filles de Sex and the City.  Imaginez-vous les personnages de Lost s’exclamer : « Si j’avais la gaine LanaForm, je pourrais surveiller ma ligne tout en cherchant à ne pas crever de faim! »  Ou bien Le Surfer d’Argent : « Avec Pledge, imaginez comment je serais encore plus brillant! »

 

Sommes-nous prêts à sacrifier de la crédibilité pour subir ces publicités?  Avec l’arrivée de la télécommande, les publicitaires cherchent des façons de plus en plus innovatrices pour faire passer leur message.  Et ne nous leurrons pas non plus; ce sont les petites productions qui vont le plus souffrir de cette pub.  George Lucas ou Peter Jackson n’ont pas besoin de ces pubs pour financer leurs films, mais les autres, oui.  Mais rien de surprenant là-dedans!  Le plus grand défi dans le merveilleux monde du showbizz n’est pas de faire financer vos 8e et 9e longs métrages, mais bien de réussir à faire passer le premier.  Seriez-vous prêts à voir en ouverture de votre film; Dollarama et Échos Vedettes présentent…

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