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La Machine à explorer le temps : un pas de géant pour le cinéma de science-fiction (1960)

Par • 26 octobre 2007 à 14:08

À l’instar de nombreux petits Québécois, ma passion du cinéma naquit dans les salles paroissiales : copies égratignées, lentille pas toujours au foyer, volume du son fluctuant sans arrêt, etc. Si ces inconvénients m’irritaient, ils ne m’empêchaient pas de revenir, semaine après semaine, m’asseoir dans l’obscurité pour oublier, durant quelques heures, le cauchemar des devoirs de mathématiques… J’ai revu très peu de films de cette époque d’insouciance, à part quelques Hitchcock et un de mes préférés : The Time Machine.

 

Toujours d’actualité, la fascination du voyage dans le temps n’est guère possible, malgré les percées technologiques des XXe et XXIe siècles. Ce rêve fut immortalisé dans la littérature par H.G. Wells. Pour le grand écran, George Pal a traduit en images hallucinantes cette saga et l’adaptation assez fidèle déborde de trouvailles visuelles qui furent d’ailleurs gratifiées d’un Oscar.

 

Londres, 31 décembre 1899. À l’aube du nouveau millénaire, l’inventeur George Wells (Rod Taylor, excellent) reçoit à dîner quelques amis avec un but bien précis. Il désire leur dévoiler son obsession de voyager dans le temps. Malgré la démonstration d’une maquette de sa machine à explorer le temps, il ne réussit pas à les convaincre. La discussion s’envenime légèrement, puis tous partent vaquer aux célébrations de la Nouvelle Année. Pas George. Aussitôt que sa femme de ménage quitte la maison, il grimpe à bord de son invention, en route vers un monde répondant davantage à ses choix de vie que la présente époque, croit-il.

 

Les premières minutes de son périple sont grisantes : il voit le soleil et la lune se succéder dans le ciel à une vitesse vertigineuse. De plus en plus intrigué, il pousse plus à fond son invention, jusqu’en l’an 802 701. Les jardins luxuriants et la jeunesse des terriens du futur le ravissent, mais d’amères surprises l’attendent dans le détour…

 

Tout au long du film, les images apocalyptiques ne manquent pas et les motivations du personnage de George – bien qu’il coure un peu trop après les problèmes – nous subjuguent; ses préoccupations deviennent rapidement les nôtres. Nous partageons également sa compassion pour cette étrange population qui ne s’intéresse ni au passé, ni à l’avenir. Bien qu’un peu gauchement mises en scène, les bagarres de Wells contre les horribles Morlocks attisent notre haine envers ce peuple de dominateurs adeptes de cannibalisme.

 

Avec son récit haletant et sans temps morts, The Time Machine fut un indéniable pas de géant pour la science-fiction cinématographique, plusieurs années avant Star Wars et Alien.

 

Cet article est publié en collaboration spéciale avec http://www.calendrierculturel.com/

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