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La ligne noire – Jean-Christophe Grangé (2007)

Par • 2 avril 2007 à 14:44

Je reviens d’une semaine de vacances en République Dominicaine. Fidèle à mes habitudes, j’ai acheté deux livres en catastrophe à l’aéroport juste avant de monter dans l’avion. Deux romans de plus de six cent pages, sachant très bien que je n’aurais aucune difficulté à passer au travers. Lorsque le soleil est fort, la lecture est plus ardue donc j’aurais pu faillir à mon objectif mais comme il a plu la moitié de la semaine, jeudi soir, j’avais déjà plus rien à lire. Bref, je commence ici avec mon opinion sur le dernier bébé de M. Grangé que vous avez peut-être connu grâce à son roman adapté au grand écran, Les rivières pourpres.

La ligne noire raconte l’enquête que mène un journaliste, Marc Dupeyrat, sur un ancien apnéiste, Jacques Reverdi, soupçonné de plusieurs meurtres de femmes. Reverdi est en prison près de Kuala Lumpur parce qu’il a été arrêté sur le lieu d’un meurtre supposément en flagrant délit. Il refuse de parler à qui que ce soit ni même d’avoir un avocat. Il ne plaide ni coupable ni non-coupable, il se tait mais refuse qu’on le traite de fou. Marc Dupeyrat finit par trouver la seule façon d’entrer en contact avec ce tueur afin de découvrir s’il est bel et bien coupable et quelles sont ses motivations. Marc a un passé trouble et n’a rien à perdre donc il emprunte une identité féminine en glanant un passeport, une photo et une adresse de trois filles différentes. Il écrit donc au tueur, qui est rapidement impressionné par cette femme magnifique nommée Elisabeth Bremen. Reverdi convainc donc Elisabeth de refaire le périple qu’il a lui-même emprunté afin de découvrir la vérité.

Grangé décrit ses personnages dans une telle profondeur qu’on pense tout savoir sur eux mais la complexité des émotions de ces derniers nous surprend à chaque nouvelle vérité. Ce livre est tissé serré et la description des scènes sanguinolantes semble si réaliste que plusieurs fois j’ai fermé le livre parce que j’en avais mal au coeur. Les mots sont crus, la violence est palpable et on imagine avec horreur la scène devant nous. C’est un style qui sied à merveille à cet auteur et il sait manier les mots pour faire passer des frissons dans notre dos.

J’ai beaucoup aimé Les rivières pourpres et Le vol des cigognes du même auteur. Le concile de pierre m’a un peu déçue mais La ligne noire renforce avec brio mon admiration pour cet auteur. À ne pas lire si vous avez l’imagination fertile et le coeur sensible!

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