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Panique chroniquePanique bouscule sa vie, provoque le chaos et observe avec le sourire ce qui en jaillira. Chronique publiée tous les dimanches.

La femme pour cause

Par • 8 mars 2009 à 11:41

Ce matin, La Presse lancée sur mon lit- le conjoint étant allé la cherché au dépanneur du coin alors que je complétais mon sommeil, un café en prime- titrait en noir et rose un dossier spécial sur la journée internationnale de la femme. Dans un joli rose bonbon, on nous livrait les acquis, mais surtout les luttes à faire pour la femme d’aujourd’hui autant au niveau de la société que dans l’intimité.

Je ne sais pas pour vous, mais moi, lors de ma journée d’anniversaire, je préfère être fêtée, adulée, complimentée. Le chapitre « ce qu’il reste à faire » pourrait être remis à aux calandres grecques, ou plus raisonnablement attendre au moins le lendemain des réjouissances. Or, la journée de la femme n’a pas le coeur à  la fête, elle fête avec un bémol. Pourquoi se réjouir quand il reste tant à faire? « Luttons, Mesdames, luttons tête première pour que nos filles puissent, elles, fêter un peu, avant de continuer le combat ».  Sentez-vous mon ironie?

Alors qu’on titre que 9 femmes sur 10 jugent qu’il y a encore matière à lutter pour le statut de la femme, j’avoue me sentir coupable. Qu’ai-je fait dans mon quotidien pour améliorer le statut de la femme?

Dans la mi-vingtaine, j’avoue me sentir l’égal de l’homme. J’ai des diplômes enviables, une carrière prometteuse, un salaire égal à celui des hommes de même expérience et de compétence égale, je suis dans une relation d’égal à égal avec mon conjoint, je prends la responsabilité de mon toit, de mes engagements et de mon plaisir. J’exprime haut et fort sans retenue ni censure ma féminité, mes désirs et mes angoisses sur mon blogue.  Qu’ai-je à demander? Qu’ai-je à envier à l’homme?

J’ai peut-être l’air égoïste, mais mon quotidien tourne autour des sphères mentionnées ci-haut, sans grands soucis pour les femmes qui n’ont pas accès à ce que je prends pour acquis.  Dois-je me battre pour les autres femmes ? La réponse va de soi, mais comment y parvenir ?

En cette journée de la femme, j’invite les femmes qui se sentent l’égal des hommes à fêter comme jamais.  Pour celles qui ont besoin d’aide ou qui voient encore des injustices et des combats à mener, manifestez-vous et nous emboîterons le pas. Que ce soit le pas lourd et franc de la revendication ou le pas léger de la réussite, je nous veux solidaires, féminines et résolues à sourire sans culpabilité de nos réussites à tous les jours de l’année, mais surtout le 8 mars.

Mesdames et Messieurs, fêtons la femme parce que nous l’aimons autant que l’homme, tout simplement.

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