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Chronique femme au foyerAnimatrice radio à temps partiel, femme au foyer le reste du temps, Émilie vous invite à suivre ses aventures tous les mercredis.

Journal d’une dégonflée

Par • 24 octobre 2012 à 18:10

Je faisais ma tournée Facebook quotidienne la semaine dernière et je lisais le statut de l’une de mes contacts qui –elle se reconnaîtra si elle lit ce texte – disait avoir relu ses journaux intimes d’adolescence. J’ai tout de suite accroché puisque ça m’est arrivé il n’y a pas si longtemps. Mon dernier journal prend fin lors de ma deuxième année de Cégep. Je n’en ai pas écrit depuis. Je devrais sans doute. J’aime beaucoup écrire. Surprenant?

Lorsque je relis mes journaux, je ne peux m’empêcher de me trouver conne. Bon, j’exagère un peu. Mais, je ne suis pas si loin de la vérité. Le sujet principal d’un journal intime d’ado : les garçons. Je n’ai pas eu une adolescence tumultueuse à détester ma famille, donc ça ne fait pas un sujet très palpitant pour mon journal.

Lesdits journaux sont donc une semi-chronologie de chaque mouvement, paroles, regards à mon endroit de mes petits « Kicks ». Suivi de l’analyse approfondie du «qu’est-ce que ça peut bien vouloir dire?». Ouf, c’est plaaaaaate ! En effet. Je ne connaissais pas encore la philosophie du «fonce». En fait, je la connaissais, on se fait toujours dire par les adultes que «le pire qui va arriver c’est qu’il dise non»… Oh qu’on l’a entendue cette phrase-là. Mais lorsqu’on est ado, la pire chose qu’on puisse se faire dire, c’est «non». En relisant mon journal, je me rends compte que j’aimais bien mieux demeurer dans le doute que de me faire dire «non» et au final, rester toute seule à griffonner!

Avec le recul, c’est facile de dire «j’aurais dû foncer». Qu’est-ce qui serait arrivé si j’avais eu plus de «guts» pendant mon adolescence? Sûrement plusieurs conquêtes, moins de temps pour écrire dans un journal, mais je crois que si ça avait été le cas, je n’aurais sans doute pas développé la même personnalité, ni eu le même parcours qui forge qui je suis aujourd’hui.

Alors messieurs, merci de ne pas avoir été trop clair ou entreprenant dans vos intentions!

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