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Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull (2008)

Par • 4 juin 2008 à 10:05

On n’y croyait plus vraiment, à celui-là. Après tout, voilà à peine deux ans, avec un Harrison Ford qui avait 64 printemps au compteur, le projet « Indiana Jones 4 » était de nouveau tombé à l’eau. Mais parfois les choses se replacent (surtout quand il y a de l’argent à faire), et une des trilogies les plus marquantes de l’histoire du cinéma est maintenant une quadrilogie. Restait à retrouver le même esprit, la même atmosphère qui avait fait des trois premiers films un succès planétaire.

Indiana Jones & The Kingdom of the Crystal Skull se déroule en 1957, dix-neuf ans après le dernier épisode, ce qui est aussi la durée écoulée entre les deux derniers films. Question de démontrer tout de suite que le temps n’a aucune emprise sur le professeur Jones, on a droit à toute une scène d’ouverture qui, il est vrai, commence lentement, mais se termine avec un voyage en roquette et une explosion nucléaire. Évidemment, Jones s’en sort avec à peine un bleu sur le coude et une petite coupure sous l’œil. Pas mal, pour un vieillard en devenir !

Le meilleur est tout de même à venir : poursuites en voiture, exploration de tombeaux mayas, course effrénée dans la jungle amazonienne, chutes à répétition dans des trombes d’eau, tout y est. Le retour de la grande aventure, mais à l’ancienne ;  même Shia LaBeouf, habituellement à peine supportable en photo, campe son rôle avec une verve et un talent qui tiennent la route. Rajoutez à cela une panoplie de gags qui touchent le plus souvent la cible (excellent passage du sable mouvant et du serpent), et une Cate Blanchett parfaite dans le rôle de la froide et méchante Soviétique, et vous avez les ingrédients pour une grande réussite que plus personne ne croyait possible.

Malheureusement, ce n’est justement pas une « grande réussite » dans le sens le plus fort du terme ; Indiana Jones & The Kingdom of the Crystal Skull connaît quelques ratés qui gâchent le moment. En clair, le film est un cas parfait de « aurait pu être meilleur si ». L’inutilité de Marion Ravenwood (Karen Allen, la muse du premier film de la trilogie), ramenée seulement pour faire plaisir à une poignée d’irréductibles fans de la série ; les effets par ordinateurs, beaucoup plus présents et lourds que promis, surtout dans la finale somme toute bien ordinaire ; les gags sur les jeunes et les vieux, ainsi que les engueulades un peu fades entre Jones et Ravenwood ; mais surtout, la trame de l’histoire qui tourne autour des extra-terrestres, autant de mauvais côtés qui auraient dû être rayés du script final. Sans sombrer dans la répétition de gags et de clins d’œil aux films précédents (une chance d’ailleurs, cela aurait sans doute coulé le film), on peut dire que Steven Spielberg et George Lucas, les maîtres d’œuvre derrière les aventures du célèbre archéologue, ont voulu trop en mettre, seulement pour faire plaisir aux « initiés ».

Au total, on peut dire qu’Indiana Jones & The Kingdom of the Crystal Skull est une réussite, mais une réussite bien imparfaite. De là à se pencher sur l’effet qu’aura ce quatrième chapitre sur la valeur et l’héritage de la série, il faudra attendre que le temps fasse son œuvre, comme pour les autres. En attendant, ne boudons pas notre plaisir ; Henry Jones Jr. est de retour, et la saison estivale 2008 au cinéma semble déjà meilleure avec son arrivée.

*** ½

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2 Réponses »

  1. Bah, comme tu dis, je me suis bien amusée mais c’était pas parfait! Un bon film pour déconnecter son cerveau de la réalité! Bonne critique Jonathan!

  2. Ex-ce-llen-te critique! J’aurais pas pu dire mieux. Keep up the good work.

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