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Chronique Habits du dimancheLes écrits restent, les habits du dimanche s'envolent. Des mots du passé qui résonnent aujourd'hui.

Il était une fois le 1er juillet…

Par • 1 juillet 2007 à 0:00

Le 1er juillet, c’est une sacrée journée. Le festival du déménagement comme certains l’appellent. C’est le temps d’acheter des actions dans une compagnie de boîte de carton. C’est aussi le temps, pour les infâmes commerces de location de camion, de doubler leurs prix. L’encre coule à flot sur les baux qui sont signés par milliers, alors que les drapeaux rouge et blanc battent au vent pour la Fête du Canada. Un pays voisin du Québec si je ne m’abuse.

 

Ah, 1er juillet, tu m’auras offert tant de souvenirs. Tant de matins à me lever un peu plus tôt pour avoir le temps de tourner la page du calendrier… et constater que je préférais la photo de Miss June. Tant de nouveaux appartements, ces nouveaux lieux que l’on chérit et décore à notre goût. Ces lieux vierges, qui sentent le Sico qui séché depuis peu. Ces lieux vagues, où s’éteint l’écho sous l’empilement des boîtes dans le coin d’un salon qui paraît grand à première vue. Ah, 1er juillet…

 

Si cette date fatidique m’a marqué à ce point, c’est que j’ai eu l’occasion de déménager plusieurs fois dans ma vie. Presque tous les ans lorsque j’étais jeune. Ma mère capote sur le changement. Or, depuis que j’ai quitté le foyer familial, elle ne déménage plus, pour faire exprès. Non, à la place, elle repeint son appartement à tous les mois. Et j’exagère à peine. Hier encore, elle me téléphonait pour me parler de ses nouvelles couleurs. Pas son bronzage, ses murs! Je suis persuadé que son logement a rapetissé d’un pouce par mur à force de superposer les couches de peinture. On pourrait scier un anneau dans ses murs pour compter les anneaux de couleurs et savoir depuis combien de temps elle habite là. C’est tout dire.

 

Pour ma part, depuis que je vole de mes propres ailes (depuis l’an 2000), j’en suis à mon cinquième domicile. C’est une bonne moyenne. Mais cette année je ne déménage pas. Non monsieur! Fini les journées éreintantes à essayer de faire passer un sofa dans une porte plus étroite que celui-ci. Fini les casse-têtes pour remplir une boîte de truck de façon optimale. Fini les mots de tête causés par la peinture.

 

Fini la pizza et la bière pour souper… Ah non, ça c’est pas fini. Bon déménagement à tous! Pour les autres, faites comme ma mère et sortez les rouleaux!

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4 Réponses »

  1. Je pense que le Québec a décidé de mettre la journée de déménagement la journée de la fête de Canada, juste pour ne pas la fêter. C’est une occasion spéciale de fêter, mais encore là, est-ce qu’on a besoin de raison pour faire le party?

    Moi, je n’ai déménagé qu’une seule fois dans ma vie et ce fut quelque chose. Premièrementn il fallait vidé l’ancien appart de mon frère et comme de fait, lui, il n’était pas là… Il faut dire que son appart était au deuxième étage et qu’on déménageait dans un autre appart, au deuxième étage aussi. Le pire, c’est que les escalier ne sont pas très large. Après, on peinture partout, en blanc, et on avait toute une équipe! Après, je suis partie en vacance et lorsque je suis revenue, je n’avais même pas encore instalié ma chambre et j’ai commencé l’école avec une chambre vraiment bizzare.

    Cette année, c’est pas mal tranquille pour le 1er juillet. Mais un déménagement s’annonce en vue, ma cousine va déménager, mais dans deux mois… j’ai le temps de me préparé mentalement!

  2. Selon moi, on devrait repenser à notre affaire, nous, les québecois.

    Pierre-Luc, profite-en, pas déménager un premier juillet ça arrive juste une fois dans sa vie!

  3. J’ai eu la « chance » de ne déménager qu’une seule fois le 1er juillet, les autres fois étant en juin. J’espère que ça ne m’Arrivera plus!!

  4. Le gros fun, je vous le dis c’est en décembre. Le risque de glisser dans les marches en fer du bloc appartement, la difficulté de chauffer un cube dans la tempête, se faire des engelures à force de transporter des trucs les mains nues, ça c’est du sport extrême !

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