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Hellboy 2 : La bande dessinée se marie aux comptes de fées

Par • 5 septembre 2008 à 7:55

Hellboy, surnommé Red, à des problèmes à supporter de vivre caché des humains qu’il ne cesse pourtant de protéger. Sa petite amie, Liz, a pour sa part des soucis affectifs devant l’immaturité constante dont fait preuve Hellboy, au point de lui cacher qu’elle est enceinte de lui. C’est alors que le prince Nuada, héritier du royaume souterrain des Elfes, brise une trêve ancestrale conclue jadis avec l’humanité, en tuant son père roi. S’il parvient à reconstituer la couronne d’or dont il possède déjà deux des trois pièces, Nuada pourra commander l’invincible armée d’or et conquérir la Terre entière. Lancés à ses trousses en compagnie de son ami Abe Sapien et d’un commandant grincheux, Hellboy et Liz entrent dans un monde souterrain secret, où ils rencontrent la soeur du prince qui détient la troisième pièce de la couronne. Hellboy se met alors en devoir de la protéger de son frère afin qu’il n’entre pas en possession du précieux objet, mais la tâche est loin d’être aisé.

 

Malgré un résultat plus qu’honorable au box-office, la compagnie « COLUMBIA » a préféré ne pas commander une suite à « HELLBOY ». Trop contente de profiter de l’occasion, la compagnie « UNIVERSAL » a sauté à pieds joints dans la distribution d’un « HELLBOY 2 » en récupérant les droits de la BD de Mike Mignola par l’intermédiaire de leurs producteurs, qui ont confié à nouveau à Guillermo Del Toro le soin de le mettre en scène. Profitant d’un budget généreux, le réalisateur mexicain en a profité au plan visuel pour concevoir une mise en scène personnelle nantie de superbes images, avec la collaboration du directeur-photo Guillermo Navarro, de magnifiques décors extravagants et de créatures étonnantes. Del Toro n’a visiblement pas eu peur de laisser errer librement son imagination sur la pellicule, tout en prenant soin de bien roder l’ensemble au plan narratif pour maintenir l’intérêt du public et éviter la gratuité.

 

L’intrigue, quant à elle, bien que captivante, surprend quand même un tout petit peu moins le spectateur, car elle s’apparente aux oeuvres antérieures de l’auteur (surtout à « BLADE 2 »), grand amateur de contes féeriques et d’univers fantastiques situés dans un cadre contemporain précis. Les personnages, malgré certains traits déjà employés à profusion dans d’autres productions, sont néanmoins bien dessinés au plan psychologique, évitant ainsi de faire sombrer le récit dans le manichéisme hollywoodien habituel. Quelques piquantes réparties, propres au personnage d’Hellboy, amènent aussi de l’humour à l’entreprise, où Ron Perlman profite d’ailleurs de l’occasion pour y mordre à belles dents avec une solide interprétation. Bref, un excellent film, qui risque hélas injustement de rester un peu dans l’ombre de « THE DARK KNIGHT » au box-office, même si les deux films se valent au plan cinématographique.

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