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Chronique classiques du cinéIl y a de ces films inoubliables. De grands réalisateurs au grand écran... du grand cinéma pour de grands moments!

Hair : que du bonheur ! (1979)

Par • 22 février 2008 à 9:40

Le mouvement ‘Peace and Love’, ça vous dit quelque chose ? Fleurs emmêlées à de longues chevelures bouclées, cravates à pois, … Hair rappellera de tendres souvenirs à la génération pacifiste qui avait condamné l’invasion américaine au Vietnam. Leurs descendants s’amuseront tout autant en visionnant ce joli film qui fut un cruel échec commercial pour Miloš Forman (Vol au-dessus d’un nid de coucou, Amadeus).


Hair expose le parcours chaotique de Claude (John Savage), originaire d’Oklahoma. Fier de son pays, ce jeune homme décide de s’enrôler pour le Vietnam. Rarement sorti de son village, il prend l’autobus en direction de New York pour compléter les procédures de son départ. Tout se complique dès son arrivée car la bande de hippies d’un dénommé Berger (Treat Williams) sympathise avec Claude, au point de vouloir l’initier à la marginalité.


S’apercevant que cet incurable timide a eu le coup de foudre pour Sheila (Beverly D’Angelo), fille de riche famille, le clan Berger veut provoquer une rencontre de Claude avec sa belle. Ils s’intègrent donc tous incognito à la célébration d’une somptueuse noce se déroulant chez les parents de la jeune fille. L’habillement négligé et la conduite tapageuse de ces indésirables leur vaudront une expulsion de la fête couronnée d’un séjour derrière les barreaux. La mère de Berger finira par accepter de défrayer les coûts de la caution et les incorrigibles rebelles pourront être libérés. Par la suite, Sheila, sensible au charme de Claude, s’excusera au nom de sa famille pour cette altercation. Tous s’installeront alors dans un parc où le futur soldat découvrira les vertus d’un certain hallucinogène.


Les heures passent et Claude se doit de saluer ses copains puisqu’il quitte New York pour un entraînement intensif au Nevada. Évidemment, de telles amitiés, doublées de l’ébauche d’une histoire d’amour, ne sauraient s’achever aussi brusquement…


C’est bien connu : les comédies musicales américaines sont méprisées de ceux qui ne jurent que par les scénarios. Dans ce genre, l’histoire est souvent sacrifiée à d’audacieuses chorégraphies et à des ritournelles d’une agaçante légèreté. Dans Hair, le chant et la danse ne manquent pas, mais le récit – désopilant à souhait – est bien construit et la psychologie des personnages cernée avec exactitude.


Le réalisateur a eu mille fois raison d’insister pour embaucher des comédiens qui savent chanter. Si on connaissait John Savage pour ses excellentes prestations (le téléfilm Eric, Voyage au bout de l’enfer, etc.), il est doté d’une voix puissante. Toutefois, la palme de la révélation de Hair va à Treat Williams, vedette de la télésérie Everwood. Son savoureux Berger permet à Williams de livrer un bel échantillonnage de son potentiel de chanteur, danseur et comédien.


Dans son autobiographie intitulée … et on dit la vérité, Miloš Forman confie de nombreuses anecdotes de plateaux sur la genèse de ses films. On y apprend, entre autres, que Madonna et Bruce Springsteen avaient auditionné pour Hair.

 

Hâtez-vous de découvrir (ou même revoir) cette merveilleuse production.

 

Cet article est publié en collaboration spéciale avec http://www.calendrierculturel.com/

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