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Funkytown : Le prix de la gloire (2011)

Par • 30 juin 2011 à 20:06

Tous ceux qui n’étaient pas nés dans les années ’70 n’ont aucune idée à quel point l’époque disco a été un  succès retentissant et international.  Les animateurs de télé et de radio faisaient des affaires d’or à tourner du Tina Charles et France Joli.  Ceux qui surfaient sur la vague à cette époque étaient de véritables superstars.  Mais comme tout succès a un prix, il vient un moment où on doit choisir entre la gloire et ses dangers ou une vie plus rangée.

Dans Funkytown, le réalisateur Daniel Roby nous fait revivre à travers des personnages fictifs les années où Gloria Gaynor était la saveur du jour.  Patrick Huard y campe brillamment un animateur célèbre qui délaisse sa famille au profit des excès que lui amène sa popularité.  Paul Doucet joue savamment le chroniqueur de mode efféminé tandis que Justin Chatwin, Geneviève Brouillette, Raymond Bouchard et François Létourneau complètent cette distribution tout à fait délicieuse.  Un vrai régal de voir tous ces comédiens adopter des looks des années ’70.

Certains ont critiqué la longueur du film ainsi que l’éparpillement des intrigues mais il n’en est rien.  On suit très bien tous ces personnages sans s’y perdre.  Toutes les histoires s’entrecroisent et on peut amplement s’attacher au destin de tous les belligérants du film.  Il est d’ailleurs très difficile de qualifier en une seule phrase tout ce que ce long métrage inspire.  Bourré de chansons de l’époque en arrière-plan, les nostalgiques y trouvent leur compte tandis que ceux qui n’ont pas vécu cette ère peuvent très bien s’immerger dans cette culture qui est parfaitement bien représentée.  On y aborde toute la gloire, le succès, les excès, l’insouciance et le train de vie effréné qui émanait pendant les années disco.  Une bonne dose d’humour, une bonne dose de drame et une réalisation rythmée, vivante et musicale font de Funkytown, un film très divertissant et agréable à écouter malgré ses 2h12m.

On doit absolument souligner le casting qui est parfait.  François Létourneau (Les Invincibles, Québec-Montréal) est touchant et hilarant dans le rôle du nouveau propriétaire du Starlight.  Geneviève Brouillette (Rumeurs, C.A.) est également géniale dans son interprétation de la chanteuse déchue qui tente de ne pas devenir has-been. Le film accueille également des comédiens canadiens anglophones qui sont doublés en français dans le version Québécoise.  La mannequin Sarah Mutch est délectable dans le rôle d’Adrianna, l’anglo sans voix qui, par sa beauté, se fait offrir un poste de chroniqueuse de mode dans une émission télé francophone mais qui rêve de chanter.  Il y a également Justin Chatwin (The Chumscrubber, War of the worlds) qui campe avec brio un jeune danseur italien tiraillé dans son orientation sexuelle.  Bref, une excellente brochette d’acteurs pour un film qui est réussi sur toute la ligne.  À écouter sans crainte!

★★★½☆

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Une Réponse »

  1. Cher Dominique! Je n’ai pas vu ce film mais j’ai adoré ta critique. Je vais le regarder c’est certain! Merci 😀

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