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François Legault et l’égalité des sexes…

Par • 18 juillet 2012 à 8:23

J’ai beaucoup réfléchi dernièrement, grâce entre autres aux propos de François Legault sur les salaires en éducation.

Les femmes de ma génération en général n’ont pas connu l’inégalité entre l’homme et la femme. Je ne parle pas sur le plan du salaire, car je sais que c’est une guerre qui n’est pas encore terminée, mais par rapport à qui on est et ce que l’on veut.

Nous avons grandi avec le « girl power » des Spice Girls, la sexualité débridée de Sex in the city, l’attitude de je m’en foutisme de Gwen Stefani et les modèles de succès de femme comme Hilary Clinton, J.K. Rowling, Véronique Cloutier (et tout un paquet d’autre).

Ma mère qui l’avait appris de sa mère m’a toujours dit que si je voulais faire quelque chose dans la vie, j’en étais capable. Ça été la même chose pour mes frères. Ce n’est pas seulement le sexe entre nos deux jambes qui nous définit, mais bien notre personnalité, nos traits de caractère, nos aptitudes, notre volonté.

Oui, évidemment, il y a certains domaines où les hommes sont meilleurs que les femmes et vice-versa. Les deux sexes ont chacun leur prédisposition. M. Legault n’est pas à 100 % dans l’erreur lorsqu’il dit que les femmes ne choisissent pas une carrière en fonction du salaire. Oui peut-être que d’augmenter le salaire dans le domaine de l’éducation attirerait plus d’homme dans la profession, mais ne devrait-on pas vouloir en tant que société que ceux qui s’occupe de l’éducation de nos enfants soient rémunérés en conséquence, que ce soit un homme ou une femme. Après tout, recevoir une éducation de qualité n’est-ce pas aussi important que d’avoir des services de santé de qualité. Et le deuxième n’est vrai que si le premier a été respecté. Ne devrait-on pas revoir la valorisation de certaines de nos professions? Pas juste sur le plan du salaire ou des stéréotypes, mais aussi pour leur apport à la société.

Lorsque j’ai choisi ma carrière, je ne me suis pas que questionné sur le salaire. Je me suis aussi demandé si je me voyais faire ça toute ma vie, si je serais compétente. Bref, si j’aimerais ça. Je ne me suis pas demandé si c’était un domaine réservé aux hommes ou non. Si c’était un métier noble. J’ai eu le privilège de pouvoir faire ce que je veux. Sans sentir de pression, ni me faire juger. Et j’ose espérer que dans notre société, ce soit le cas pour tous, gars ou fille.

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