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Chronique 11 questionsPourquoi poser 10 questions lorsqu'on peut en poser 11? Série d'entrevues colorées exclusives à DimancheMatin.com.

Entrevue avec Frank Makak

Par • 15 mars 2010 à 11:17

Jeune artiste de la scène marginale québécoise, Frank Makak marche à l’ombre avec sa guitare électrique et ses mélodies éclectiques. Il a accepté, avec une gentillesse peu commune, de répondre à mes 11 questions, tantôt impertinentes, tantôt mielleuses. Mais ses réponses, quant à elles, étaient toujours à propos…

1. Il est plutôt difficile de se faire connaître lorsqu’on est sur la scène underground au Québec. Profitez de cette première question pour sortir de l’ombre et vous présenter brièvement.

Frank Makak. 27 ans. Décrire son propre style est primordial très difficile à faire. On a déjà dit «Revolution Folk» et ça m’a plu. J’ajouterais «‘n’roll» si vous me permettez.

2. En écoutant votre album «A Cause Without a Devil», on note des influences claires de Billy Bragg, Green Day et plusieurs autres. Parlez de vos influences.

J’ai grandi avec les instigateurs du punk d’un peu partout, que ce soit, les Ramones, The Clash ou Bérurier Noir. Je suis parti de ça et j’ai exploré tout ce que ce que ça a engendré et ce qui l’a influencé, qu’on parle de folk des années 40 comme Woody Guthrie, de reggae et dub comme Jimmy Cliff et Mikey Dread, du rockabilly de Sun Records ou des Stray Cats, du country alternatif de Carolyn Mark ou de Neko Case, de la powerpop de Elvis Costello à la folie de Tom Waits ou des Pogues. Je pourrais continuer pendant des heures à énumérer ce que j’aime!

3. Si vous aviez à décrire votre album en 140 caractères (comme sur Twitter), qu’écriveriez vous?

«A Cause Without A Devil» est le fruit de 5 ans à construire un studio, à explorer et à créer, le tout sur un ton dark optimiste DIY. Twang!

4. L’une de mes chansons préférées sur votre album est «Kelly’s Song». Dites-nous en plus sur cette fameuse Kelly qui aurait illustré la pochette de votre album.

Kelly Haigh est une peintre de Vancouver avec un style et une personnalité si proches l’un de l’autre que c’en est désarmant. Vous trouvez ses tableaux cutes et menaçants à la fois? Vous avez bien raison! Une des personnes les plus impressionnantes que j’ai eu la joie de rencontrer et une excellente amie. Faites-vous plaisir : http://www.kellyhaigh.com

5. Vous êtes originaire du Saguenay et désormais établi à Montréal. Est-ce que c’est la musique qui vous a amené dans la métropole?

Non, mais elle m’y retient, si on veut.

6. La question à 10 piastres : Quelle est la meilleure chose à faire avec 10$ à Montréal?

Sortir et aller voir un show dans un bar et encourager la scène locale (et arriver à temps pour le premier band). Ça ou engager un espion pour découvrir qu’est-ce que vos musiciens locaux favoris font comme job.

7. J’ai entendu entre les branches que vous étiez en train de travailler sur un projet qui concerne les Ramones. Pouvez-vous nous en dire plus?

En fait, c’est un projet que je traîne depuis une douzaine d’années. C’est pas directement lié aux Ramones, mais plutôt influencé par les Ramones. J’ai écrit une bonne centaine de chansons dans le genre par plaisir depuis mon adolescence et je pense de plus en plus à sortir les meilleures en format mp3 (itunes, amazon, cdbaby, etc.) comme « side-project ». En attendant un éventuel deuxième album, bien sûr.

8. Pour la huitième question, vous devez éviter le sujet et répondre quelque chose qui n’a absolument rien à voir avec ce que je demande. Quel est votre restaurant préféré?

Il fait une bonne job, comme on dit. C’est juste un deux tranches, mais il est en stainless pis il a un piton pour les bagels. Un bon achat, quoi!

9. Vous écrivez en anglais, vous chantez en anglais… Est-ce qu’il y a malgré tout des artistes québécois francophones qui vous plaisent? Si oui, lesquels?

La musique francophone, québécoise ou non, est excellente. D’ailleurs, j’aimerais que les anglos soient aussi ouverts à la musique francophone que nous le sommes à la musique anglophone. J’ai déjà écrit en français et je vais sûrement le refaire, mais je pense qu’en poussant les choses ça risque d’être moins bon. Je veux simplement créer de bons albums, peu importe la langue.

J’aime les artistes québécois qui brisent cette barrière inutile en chantant dans les deux langues. Pensons à Groovy Aardvark, Me Mom And Morgentaler, Paul Cargnello, Akuma, et plein d’autres. Ça a un côté rassembleur qui enrichit notre culture et qui nous unit. On est loin d’être assimilés, on a trop une belle langue pour ça. Mais se refermer contre nous-mêmes, c’est pire. On se doit de partager.

10. Un espion m’a confié qu’en plus d’être musicien, vous êtes disquaire. Quels sont vos trois albums préférés?

London Calling» de The Clash, «Rain Dogs» de Tom Waits et «Life’s A Riot With Spy VS Spy» de Billy Bragg (…) vraiment? Un espion? C’est 10 piastres dans le feu, ça!

11. Pour terminer, faites la «plug» de votre choix.

Je n’ai pas de spectacles prévus pour le moment, mais en attendant, il y a toujours le CD disponible (http://www.frankmakak.com/html/musiccause.html ou sur le iTunes Store) et écrivez-moi à frankmakak (at) hotmail (dot) com et si vous voulez. Il y a du neuf qui s’en vient, restez en contact!

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