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Emmenez-moi vite à la fin de ce film (2006)

Par • 22 mai 2007 à 6:59

Il y a plusieurs types d’humour.  L’humour noir, l’humour sarcastique, l’humour scatologique et… l’humour français.  Lorsque vous regardez un film français; c’est inévitablement une boîte à surprises.  Ou vous allez vous bidonner en tombant sur Le dîner de cons ou vous risquez de trouver le temps très long comme dans Emmenez-moi.

 

Le film se veut une ode à Charles Aznavour et force est d’admettre que Gérard Darmon (Le coeur des hommes, Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre) est plutôt amusant dans son rôle de Jean-Claude qui est un fan inconditionnel d’Aznavour.  D’ailleurs ses interprétations spontanées des classiques du grand Charles tout au long du film m’ont fait sourire à quelques occasions.  Darmon n’a absolument rien à se reprocher dans cette comédie très moyenne où quatre hurluberlus parcourent une bonne partie de la France à pied dans le but de rencontrer M. La Bohême.  À la défense d’Edmond Bensimon; Emmenez-moi est son premier film en tant qu’auteur et réalisateur.  C’est à espérer que ses prochains longs métrages seront plus solides.

 

Le concept du film en tant que tel ne révolutionne absolument rien reprenant le genre « road-trip », une réunion de personnages hétéroclites et quelques petits moments touchants où le joyeux groupe pense à se séparer, n’étant plus capable de s’endurer mutuellement.  Évidemment, le film aurait été encore plus décevant si le grand Aznavour n’avait pas fait une brève apparition à la toute fin du long métrage.  Si vous voulez sauver du temps et regarder le seul moment qui vaut vraiment la peine; eh bien le voilà!  Désolé d’avoir vendu le « punch »…

 

Le cinéma français avait réussi à charmer le public québécois avec les œuvres de Francis Veber ou encore des films comme Tanguy mais cette fois-ci ça tombe à plat.  On se rappelle  douloureusement pourquoi les comédies françaises ont eu tant de difficultés à percer au Québec pendant si longtemps… Donc, si vous êtes un fan d’Aznavour et que vous aimez bien Gérard Darmon, le film peut mériter un bref coup d’œil.  Sinon, il est encore préférable de réécouter pour une dixième fois Le dîner de cons ou Le placard qui risquent beaucoup plus de vous faire sourire.

 

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Une Réponse »

  1. Je crois que même en France, ce film a été un semi-flop… Quand c’est trop réducteur, trop « entonnoir » comme concept (comme ici, le préalable numéro 1 étant d’être fan du vieil Aznavour), ça manque souvent le coche. Ouais, bordel…

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