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Dreamgirls, l’art de faire revivre les Supremes (2006)

Par • 5 mai 2007 à 17:33

Pas de cachotteries. Je serai franc. Je déteste les comédies musicales! Je n’aime pas qu’un simple et unique détail d’une histoire, qui pourrait être raconté correctement en douze secondes, soit explicité dans une interminable tirade lyrique. Je n’aime pas voir une chanteuse s’élancer au cinéma sous prétexte qu’elle pourra chanter admirablement. Je n’aime pas les répliques échangées en vers. Bref, mes préjugés défavorables sont nombreux. Mais encore une fois, j’ai été pris à contre-pied. Dreamgirls est une comédie musicale, certes, mais un très bon film avant tout.

 

Je ne suis pas un amateur de R&B, bien au contraire. Tout ce qui rime avec Motown me laisse plutôt froid. Mais encore là, je me suis laissé prendre au jeu, malgré mes principes. La trame musicale, qui enrobe et complète parfaitement le scénario, m’a fait battre du talon tout au long du film. Et ce n’est pas peu dire, puisque je l’ai visionné couché.

 

Eddie Murphy, que je croyais condamné à jouer les idiots dans des comédies de bas étage, incarne un Jimmy Early sympathique et crédible. Et en plus, il chante très bien, chose que j’ignorais complètement. Mes excuses aussi à Beyoncé Knowles. Non seulement elle sait faire des tours de chant, mais elle a parfaitement la tête de l’emploi pour le rôle de Deena. Et tant qu’à être dans le registre de la voix, la palme revient à Jennifer Hudson qui en met plein la vue… et surtout plein les oreilles. Du caractère à profusion.

 

Du haut de ses 131 minutes, Dreamgirls ne s’étire pas. Plusieurs éllipses marquent le passage du temps, si bien que les actions se déroulent avec rythme, et disons-le, dans le tempo. Une vraie comédie musicale noire, sans trop de compromis, qui livre sa promesse de bon divertissement. Si les âmes rébarbatives de mon genre ont pu être séduites, sky’s the limit.

 

Je m’excuse encore…

 

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