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Chronique classiques du cinéIl y a de ces films inoubliables. De grands réalisateurs au grand écran... du grand cinéma pour de grands moments!

Die Hard – De l’action pour Noël (1988)

Par • 14 décembre 2007 à 0:00

John McClane (Bruce Willis), un policier de New York, est en visite à Los Angeles afin d’y voir sa femme et ses enfants pour Noël. Il se rend au Nakatomi Plaza pour rencontrer sa femme au beau milieu de son party de Noël quand des terroristes prennent d’assaut l’édifice contenant une chambre-forte où plusieurs millions de dollars sont gardés en bons négociables. John échappe aux terroristes et leur prépare une surprise de son cru.

 

Die Hard a marqué un tournant majeur dans le cinéma d’action à la fin des années 80. À quoi ressemblaient les films d’action à cette époque ? Arnold massacrait de la chair à canon dans Commando ou Raw Deal, le Grand Chuck Norris exterminait des Vietcongs à grands coups « roundhouse kicks » dans sa trilogie Missing in Action, Sylvester Stallone venait d’abattre froidement des centaines de personnes dans ses trois Rambo… Bref, on avait droit à des héros invincibles qui tuaient une population donnée sans jamais se blesser — ou si peu — et qui, de temps à autre, lançaient un one-liner après avoir éliminé un adversaire de façon plutôt spectaculaire. Sans rien enlever à ces classiques, Die Hard a modifié considérablement la vision d’un héros de film d’action pour le rendre plus humain. John McClane n’est jamais au bon endroit au bon moment, il peut faire des erreurs, il sort de ses films couvert de sang, de contusions et de saleté… Ce n’est pas le genre de héros qui va tuer une armée à lui seul, car il peine à en supprimer une dizaine. McClane n’est pas non plus la montagne de muscles qui va embrasser la jolie demoiselle de service à la fin du film. Sa relation avec sa femme est, pour être poli, très pénible. Pourtant, bien qu’il ne récolte pas le fruit de ses prouesses, ce policier new-yorkais exécute son travail du mieux qu’il le peut.

 

Par ailleurs, Die Hard a aussi changé la vision des méchants de films d’action. Après la mode des communistes, les terroristes ont pris les devants de la scène et ils y sont encore présents aujourd’hui. Or, contrairement à aujourd’hui, les terroristes de Die Hard et des ses successeurs ne veulent pas tout faire sauter pour Allah ou qui que ce soit, ils veulent tout simplement gagner un maximum d’argent. D’ailleurs, les agents de l’ordre leur facilitent le travail, puisqu’ils sont, pour la plupart, complètement incompétents. De plus, le style de Die Hard a été maintes fois imité à la suite de sa sortie. Outre les trois suites du film, nous n’avons qu’à penser aux Speed, aux merveilleux Under Siege avec Steven Seagal — tu as relevé l’ironie, Dominique ? — et à tous ces films basés sur le même moule. Bref, avec ce film, Bruce Willis a détrôné Arnold et Chuck, sans les muscles ou le karaté. Il fallait le faire…

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5 Réponses »

  1. Bizarrement, ce film est un classique de Noël, chez nous. Effectivement, les prouesses de McClane, s’ils relèvent de la plus totale fiction, demeure beaucoup plus crédible que ce à quoi on nous avais habitués jusque là. Un excellent film, qui fait mal paraître bien des navets d’Hollywood encore aujourd’hui.

  2. Il semble avoir une thématique de Noël dans les quatre films de la série. Si les références sont plus visibles dans les deux premiers (ça se passe quand même dans le Temps des Fêtes), les deux derniers sont plus subtils (une réplique ici, un air de Noël fredonné là…). D’ailleurs, comme film de Noël, je choisis cette série avant n’importe quel « Miracle de la 34e rue » de ce monde.

  3. J’ADORE DIE HARD!
    haha! le troisieme est sans contredit le meilleur (je le connais pas coeur, tel un homme qui est reste celibataire longtemps!!)
    Et dans le quatrieme, j’ai tellement ri quand McClane reussit a abattre un helicoptere en faisant s’envoler une voiture dans les airs! Ca valait le visionnement du film tout entier.
    Ah oui et Wiliam tu parles des one-liner dans ton texte… Bruce n’est pas une exception la-dessus, il y en a des maudites bonnes dans tous les films que j’aime reentendre a profusion!
    bon je m’en vais regarder le premier vu qu’il neige dehors! ciao!

  4. « Yipikaiye, motherfucker ! » reste un one-liner tout à fait efficace, en effet. Je l’adore.

  5. Bizarrement, si les méchants n’en veulent qu’à l’argent dans le film, dans le roman original ils ont réellement des revendications politiques (c’est un groupe d’allemands basé sur la bande à Baader).

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