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Chronique Habits du dimancheLes écrits restent, les habits du dimanche s'envolent. Des mots du passé qui résonnent aujourd'hui.

D’aussi loin que je me souvienne…

Par • 19 août 2007 à 0:00

Tout le monde a des souvenirs. Il faut se considérer chanceux d’en avoir, mais pas au point de s’en vanter. Sauf peut-être sur un détail, soit la portée de ceux-ci. Pour ma part, je n’arrive pas à me souvenir de ma naissance (et c’est peut-être moins traumatisant ainsi), mais j’arrive quand même à retracer de très anciennes anecdotes dans les méandres de mon cerveau.

 

Cette étrange faculté que l’on appelle… j’oublie le terme… euh… la mémoire… nous permet d’archiver de précieux moments, autant que d’ignobles événements. En tentant de repousser les limites de mon manège cervical, les méninges, tout en laissant une liberté conditionnelle à mes cellules, voici mes souvenirs les plus égarés. Puissent-ils être moins sombres que ma matière grise.

 

À l’âge de quatre ans, je me souviens avoir été réveillé par ma cousine Valérie qui, à cette époque, était aussi ma voisine. Elle frappait violemment à la porte, il devait être 6h du matin. Je lui ai ouvert; elle m’attendait béante avec deux pots de crème glacée Lamontagne vides. « Viens-t’en PL, on s’en va cueillir des bleuets dans l’bois en arrière! » Pas très obstineux, j’ai agrippé mon polar des matins frisquets de fin d’été – un polar bien spécifique – et je l’ai suivie dans ce périple. Nous avons arpenté le cran derrière nos maisons respectives pour aller ramasser ses juteux fruits sur lesquels perlait déjà la rosée.

 

Lorsque j’étais plus jeune encore, difficile de mentionner l’âge, je me souviens avoir eu un petit camion avec une gratte en avant. Je pouvais m’asseoir sur ce petit bolide sans moteur, en le faisant avancer avec mes pieds, comme un Pierrafeu qui se respecte. Le soir, il m’arrivait de le laisser dehors puisque ma mère ne voulait pas que mes roues boueuses viennent miner le travail de sa moppe mouilleuse. Par un tragique matin, alors que je sortais pour aller retrouver mon jouet, un connard avait arraché ma gratte. Sans gratte, mon camion avait perdu son âme.

 

Voilà, d’aussi loin que je me souvienne, ce sont à peu près les souvenirs les plus vieux que je puisse étaler ici. Et vous, jusqu’à quel point pouvez-vous rewinder vos idées ? Quel est l’élément le plus ancien de votre passé ?

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7 Réponses »

  1. Mon plus vieux souvenir est, je crois, ma première sortie au cinéma avec ma maman chérie pour aller voir… E.T., en 1982. Je crois donc que « vieux souvenir » est effectivement l’expression appropriée.

    Comme disait monsieur Burns dans je ne sais plus quel épisode des Simpsons… :
    PRENEZ-MOUAAA, JE SUIS VIEUX !!

  2. Je crois que mon plus vieux souvenir remonte en pré-maternelle alors que mon éducatrice s’appellait Lucette et elle avait ds gigantesques lunettes au contour brun. Je me rappelle que cette pré-maternelle était située tout juste à côté de l’aréna où jouaient les Olympiques de Hull 🙂

    Pas mal pour un vieux qui va se taper 30 ans le mois prochain!!

  3. Moi c’est quand il y a eu le feu chez nous en 1985. J’avais 4 ans. Je me souviens de tout les détails, les couleurs, tout. Par contre des fois j’ai le sentiment d’avoir de plus vieux souvenirs mais je pense que c’est juste parce que mes parents m’ont montré des photos et raconté des choses que je pense m’en souvenir.. mais le feu, ah ça je m’en souviens! Très bon texte PL 🙂

  4. Moi je me souviens de qq évenements survenus entre mes 4 et 6 ans..
    De un, J,ai vu mon chien Blackie se faire tuer par une auto devant notre maison..Quel choc et que de peine..De deux, j’ai involontairement crevé l’oeil de mon petit copain en jouant avec lui avec des batons de golf…
    Tant qu’a toi..ton texte est pal non plus…
    Pépère

  5. Dis Pépère, tu as crevé, littéralement crevé l’oeil de ton ami ? Ouch ! Bonjour la culpabilité !! Pauvre toi aussi, quand même, c’est triste comme souvenir de première heure…

  6. Moi, mon plus lointain souvenir : mon petit frère chéri, maigrichon ( géant aujourd’hui) à qui je volais ses gateaux après avoir avalé les miens. Et lui, petit bout de chou qui se laissait faire et demandait toujours : « Et Ayavi? » pour qu’on n’oublie pas de me donner des sucreries…

  7. Super texte comme d’habitude!

    Quant à moi, mon souvenir le plus lointain remonte à mes trois ans. Mon père était malade et devait se déplacé avec une canne. Malgré sa maladie, mon père était encore très joueur et avec un bon sens de l’humour. J’ai donc pris sa canne et je suis allée la cacher. Lorsqu’il a voulu se lever, ne trouvant pas sa canne, il m’a regarder et a vu mon petit sourire coquin. Sans rien dire, je suis allée la rechercher et mon père a bien rit. Et voilà mon plus vieux souvenir!

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