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Critique de 5150 Rue des Ormes

Par • 6 octobre 2009 à 19:25

5150-bigYannick a un accident de vélo sur la rue des Ormes. Blessé, il demande l’aide du résident du 5150, un dénomé Beaulieu, afin de lui trouver un taxi. Pendant qu’il nettoie ses plaies, il entendra quelqu’un crier à l’aide quelque part dans la maison. Alors qu’il cherche d’où provient le bruit, il ouvre la porte d’une chambre dégarnie et tombe sur un homme agonisant qui gît dans son sang. Après cette découverte, Yannick se fera enfermer dans la maison à la merci de cet homme fou-furieux et de sa famille. Il découvrira en ces gens des êtres qui n’ont rien des paisibles voisins de quartier et, alors qu’il essayera maintes fois d’échapper à leur constante surveillance, il réalisera avec horreur l’épouvantable secret que ce père force sa femme et ses deux filles à cacher.

Difficile de décrire ce film sans en révéler davantage mais sachez que vous ne pouvez imaginer le sordide sort qui sera réservé à Yannick et quel marché lui sera proposé pour gagner sa liberté. Quand les personnages de l’auteur Patrick Senécal se dévoilent à nous, bien que leur folie soit évidente, une certaine naiveté et un désir de bien faire malgré tout n’arrive pas à nous empêcher d’être curieux et compréhensifs afin de tenter de comprendre le motif de leurs gestes déraisonnables.

Normand D’Amour interprète un rôle de père psychopathe avec un brio qui nous sera difficile de le détacher de cette image. La jeune Mylène St-Sauveur incarne l’ainée en rage d’adolescence qui désire impressionner son père en tentant de s’initier à sa quête sanglante de punir les injustes. Sonia Vachon joue la mère aimante, pudique et influençable qui veut protéger sa plus jeune fille. Finalement, Marc-André Grondin défend admirablement Yannick tout d’abord en étudiant blasé jusqu’à la victime qui ne pense qu’à détruire l’objet de sa déchéance. Notons aussi le rôle muet de la plus jeune des filles qui nous rappelle plus d’une fois qui sont les vrais fous dans cette famille.

C’est un drame psychologique sans inhibition, avec une certaine violence mais qui n’a d’autre choix que de nous garder captivés jusqu’aux dernières images, résoluement choquantes. Si vous avez aimé « Sur le Seuil », vous aurez les yeux grands ouverts tout comme moi pour ce nouveau film d’Éric Tessier, « 5150 rue des Ormes », à l’affiche dès le 9 octobre.

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NDLR: En attendant la sortie du film, vous pouvez toujours vous rendre sur le site officiel du film qui propose des jeux dans l’atmosphère de la chambre où Yannick est enfermé.

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Une Réponse »

  1. J’ai loué le film hier et j’ai bien aimé. Je n’ai rien à redire sur le jeux des acteurs, ils sont excellents. J’ai toutefois eu quelques impressions d’inachevé quant à l’histoire. J’aime les thrillers, mais quand on passe deux heures à se poser des questions, c’est bien d’avoir un dénouement qui nous donne plus de substance.

    Mais sinon, c’est dément et succulent. Du grand Patrick Senécal!

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