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Critique : Carla Bruni-Sarkozy – Comme si de rien n’était (2008)

Par • 15 juillet 2008 à 20:49

On aurait bien beau vouloir se fier au titre du troisième album de la jolie demoiselle, c’est plutôt difficile de faire «Comme si de rien n’était». Et les médias du monde en témoignent. Mille mots sur sa relation avec Sarkozy pour un mot sur l’album! Désormais, aux yeux du monde, Carla Bruni est perçue comme la Première Dame de la France, un statut qui fait évidemment ombrage à sa carrière artistique. Mais ne mélangeons pas les cartes : l’artiste nous offre un album, prenons la peine de l’écouter avant de continuer à potiner…

 

La première fois que j’ai entendu Carla Bruni, c’était sur les ondes d’une radio en 2003 ou en 2004 (allez savoir!). Elle fredonnait son succès «Quelqu’un m’a dit», une excellente mélodie qui berce tendrement l’auditeur, sans aucune prétention. Deux albums plus tard, Carla emprunte un peu le même ton. Heureusement ou malheureusement ? On ne sait plus trop ! C’est bien de garder une formule gagnante, mais n’est-il pas préférable d’emprunter, de temps à autre, les voies de l’évolution ?

 

Carla Bruni compose et signe la plupart des 14 titres du disque. Parmi ceux qu’elle n’endosse pas, il y a une chanson en anglais intitulée «You belong to me» (écrite par Pee Wee King et popularisée par Bob Dylan). Il y a aussi un poème de Michel Houellebecq (écrivain français) porté en musique. Puis il y a «Il vecchio e il bambino» (le vieux et l’enfant), une chanson en italien qui termine l’album. Pour le reste, la chanteuse polyglotte laisse aller une plume inspirée… mais pas toujours. À ce titre, voici un extrait douteux du texte de la pièce «Je suis une enfant» :

 

«Et je suis une fillette

Une pitchoune une belette

Et plume les alouettes

Une fillette»

 

On retrouve certainement du bon matériel sur ce nouvel (non je ne dirai pas opus) album. «Ma jeunesse» brise la glace avec une poésie franche alors que «L’amoureuse» rappelle les premiers balbutiements de la star. «La tienne» relance l’album en sixième piste avec un rythme soutenu et une mélodie racoleuse.

 

Carla Bruni a une voix que l’on aime entendre. Rudes et lisses à la fois, ses cordes vocales rappellent celles d’une fumeuse qui mange de la crème fouettée (pardonnez l’image)! Son nouvel album ne devrait pas traverser l’histoire. Peu importe, elle va bien continuer de faire parler d’elle pour une raison ou une autre. Pour l’instant, faisons «Comme si de rien n’était»

 

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